Cultiver le web pour se cultiver

8 avril 2012Marie-Hélène Montigny
Catégories :Culture | Technologie

La culture, c’est la somme des entités qui nous permettent de créer une pensée sherbrookoise durable. Des activités socio-culturelles, des expressions artistiques, des rassemblements où s’échangent des opinions sur l’évolution que Sherbrooke vivra dans le temps. La culture s’exprime par les activités et les projets qui réunissent les gens. La culture s’écrit, se lit, se chante, se récite, se danse, se confectionne et se vit. La culture sherbrookoise, tu la vis quand tu t’impliques.

« Plus que jamais », proclame la Ville, il y a des projets à encourager. Un peu plus que pas du tout à Sherbrooke où plusieurs acteurs se trouvent au centre-ville. En effet, le coeur de la ville compte plusieurs initiatives communautaires, socioculturelles et artistiques. Unir toutes ces initiatives, c’est définir la culture sherbrookoise.

Sur le web

Quand on parle de culture sur le web, notons qu’il y a des acteurs et des surfeurs. Les acteurs témoignent de la culture tandis que les surfeurs cherchent la vague. Les acteurs de la culture utilisent le web pour mobiliser, sensibiliser et réseauter. C’est à leur avantage puisque, portail géant, le web est un outil de communication accessible et permet l’autonomie d’action et de pensée. Un média alternatif comme la WebTélé ArtFocus permet à des organismes communautaires, des entreprises locales, des acteurs de la scène culturelle et artistique de faire la promotion de leurs projets sans contrainte sur le contenu.

À la base, les réseaux sociaux sont des outils. L’utilisation de Facebook par les acteurs culturels pour des besoins en communication est importante et efficace. Il n’y aura jamais autant d’informations que sur le web. Soyons réalistes, nous ne pouvons pas voir dix spectacles en une soirée comme certains internautes le prétendent. Le web assouvit les besoins de consommation rapide, mais crée-t-il des entités durables pour la culture?

À la vitesse où circulent les informations et leur libre accès qu’offre le web, soyons pertinents. Une prise de conscience sur l’ère électronique est souhaitable. L’ère des stimulations électroniques et immédiates : être connecté ou déconnecté de la réalité humaine? Les surfeurs vivent une vie sur le web et la racontent lors de rencontres avec des pairs. Les acteurs agissent dans la société et utilisent le web pour encenser leurs activités culturelles. Est-ce que les surfeurs demeurent en ligne ou quittent-ils leur support électronique pour visiter des lieux publics et entretenir un contact humain?

Le web a un impact sur le tissu social, la culture, le commerce et même l’éducation. Dans le dernier cas, notons que le professeur n’est plus la référence absolue. L’élève actif et autonome peut avoir accès à des masses de données. Ce qui est moins évident c’est apprendre à écrire, être un lecteur averti lorsque l’on surfe et mettre le nez dehors pour agir.

Le web offre un réseau où peuvent se rassembler des idées et des énergies, il ne reste qu’à mener ces projets à la réalisation concrète. Le web contient une foule d’informations à trier et bien sûr il est imprégné de la culture sherbrookoise. Outil révolutionnaire de communication, le web est un témoin de la culture. À nous de définir la culture par ce que l’on fait en ligne sans oublier que le virtuel reste virtuel.

L’auteure est membre d’Art Focus.


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