Bisexualité: mythes et réalités

8 septembre 2014

Chaque personne construit elle-même son identité, qui est fondamentale pour le bien-être personnel. Celle-ci peut être revendiquée dans un contexte où les différences sont niées ou bien intégrées. Dans un couple de personnes de sexe opposé ou de même sexe, les personnes qui s’affirment bisexuelles tiennent souvent à préserver leur identité au sein de leur couple. Pour ce qui est du genre, le fait d’appartenir à un genre (masculin ou féminin) n’a aucun lien avec l’orientation sexuelle. Toutefois, l’attirance d’une personne envers une autre peut dépendre du genre que celle-ci projette.

La bisexualité est souvent considérée comme de l’homosexualité refoulée et non assumée alors qu’il s’agit simplement d’une orientation sexuelle parmi tant d’autres. Il ne faut pas confondre la bisexualité avec la bigamie ou la polygamie, ou encore le triolisme. Il ne s’agit pas du nombre de personnes avec lesquelles on sort simultanément, mais bien d’un potentiel d’attirance sexuelle ou amoureuse pour les deux sexes.

Le couple

La constitution d’un couple, pour une personne bisexuelle, peut poser plusieurs problèmes. Tout d’abord, il importe de confier son orientation sexuelle au tout début de la relation, voire avant si possible, pour s’assurer que la personne comprend cette identité et l’accepte. Il faut, par ailleurs, que la personne bisexuelle soit à l’aise avec l’identité que son couple projette d’elle auprès de son entourage et pour elle-même.

La nostalgie ou le désir du sexe manquant peut aussi entraîner des relations compliquées. En effet, si la personne est à l’aise avec son identité sexuelle, elle peut tout de même ressentir ce manque comme une sorte de refoulement; son ou sa partenaire peut, par ailleurs, éprouver de l’anxiété à ne pouvoir combler ses besoins. Il n’y a pas de recettes pour savoir comment s’épanouir dans sa vie de couple. Cependant, il est primordial de connaître les attentes de son partenaire en matière de fidélité et de liberté amoureuse ou sexuelle comme dans n’importe quel couple. Contrairement à la croyance, l’infidélité n’est pas plus présente chez les bisexuels, car la décision de tromper ou non son ou sa partenaire découle d’un choix personnel qui est le même dans tous les couples.

Nous espérons que ces extraits, qui sont le fruit de nos échanges, auront permis de donner plus de visibilité à la thématique de la bisexualité, de susciter de l’intérêt pour la diversité sexuelle et de genre ainsi que de contribuer à améliorer l’ouverture d’esprit de l’ensemble de la communauté sherbrookoise. Chaque année, l’AGLEBUS (Association pour la diversité sexuelle et de genre de l’Université de Sherbrooke) se donne pour mandat de sensibiliser la communauté universitaire et sherbrookoise à un enjeu ou à un aspect de la réalité LGBTQ. Ces extraits proviennent de rencontres et d’échanges portant sur le thème de la bisexualité, choisi en raison d’une méconnaissance chez les gens de toute orientation sexuelle, mais également d’un besoin d’en savoir plus sur le sujet.

Le texte complet est disponible sur le site web de l’AGLEBUS.

 


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