Votez films québécois d’arrière-saison

5 octobre 2016Jean-Benoît Baron
Catégorie :Cinéma

L’été est officiellement terminé, la vague de films hollywoodiens est passée, la température se met à chuter, c’est donc le moment idéal pour fréquenter les salles de cinéma. Bonne nouvelle, les films québécois reviennent en force cet automne et il y en aura pour tous les goûts.

Commençons tout d’abord par une comédie, qui a pris l’affiche le 9 septembre dernier, intitulé 9 — Le film. Cette œuvre se démarque d’une part par ses nombreux interprètes (Anne-Marie Cadieux, Alexis Martin, Hélène Bourgeois Leclerc, Pierre-François Legendre, Magalie Lépine-Blondeau, François Papineau et Maxim Gaudette) et de par ses huit (oui, oui, huit) réalisateurs (Luc Picard, Ricardo Trogi, Jean-Philippe Duval, Micheline Lanctôt, Érik Canuel, Claude Brie, Marc Labrèche et Éric Tessier). Cette histoire, tirée d’une pièce de théâtre qui a pour titre Neuf variations sur le vide, met en scène neuf sketches sur le thème de l’incommunicabilité (au Scrabble, ce mot doit valoir beaucoup de points).

Le 16 septembre dernier est sorti le film Embrasse-moi comme tu m’aimes, de celui qu’on surnomme l’enfant terrible du cinéma québécois, André Forcier. Cette comédie dramatique campée dans un Montréal des années 40, met en vedette une impressionnante brochette d’acteurs, dont Émile Schneider, Juliette Gosselin, Mylène Mackay, Luca Asselin, Roy Dupuis et Céline Bonnier, pour ne nommer que ceux-ci. Comme l’univers habituel de Forcier, le film est totalement déluré et c’est ce qui en fait son charme.

Je ne pourrais passer sous silence une sortie de films québécois, sans le nommer au passage, l’infatigable Xavier Dolan, qui nous revient cette fois-ci avec son sixième long-métrage, Juste la fin du monde. Comme 9 — Le film, le dernier Dolan est aussi tiré d’une pièce de théâtre du même nom, écrite par Jean-Luc Lagarce, au tout début des années 90. Le film raconte l’histoire de Louis, un auteur à succès, qui retourne dans sa ville natale après douze ans d’absence. Il a l’intention d’apprendre à sa famille, avec qui il a du mal à communiquer, qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Le film propose une distribution exclusivement française, avec des acteurs de haut calibre, dont Gaspard Ulliel, Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel et Nathalie Baye. Le long-métrage s’est d’ailleurs valu le Grand prix de Cannes, lors de son passage cette année au prestigieux festival du même nom.

Le 7 octobre prochain, ce sera au tour de Kim Nguyen de nous revenir avec Un ours et deux amants, sa dernière proposition. Le film relate l’histoire de deux amants torturés, dans une zone arctique où ne résident pas plus de 200 habitants. Parions que ce n’est peut-être pas le film qui va nous faire oublier le froid automnal, mais en revanche, peut-être va-t-il réussir à nous réchauffer le cœur?

La très chère Chloé Robichaud (Chef de meute, Sarah préfère la course), sera de retour au grand écran le 18 novembre prochain, avec son deuxième long, Pays. Macha Grenon, Emily VanCamp et Nathalie Doummar y jouent trois femmes impliquées dans un conflit politique.

Qui ne se souvient pas de la famille Bougon? L’irrévérencieuse famille nous reviendra le 16 décembre prochain, question de bien terminer l’année avec Votez Bougon. L’histoire met en scène Paul (papa) Bougon, qui décide de se lancer en politique. Parions qu’il n’aura pas la langue de bois, mais peut-être la gueule. Rémy Girard, Louison Danis, Hélène Bourgeois-Leclerc, Antoine Bertrand, Claude Laroche et Laurence Barrette, reprennent leurs personnages une décennie plus tard. Jean-François Mercier, François Avard et Louis Morissette sont aussi de retour à titre d’auteurs et le tout est réalisé par Jean-François Pouliot. Ça promet!

En terminant, il faudra attendre le 20 Janvier 2017 pour voir Nelly, le film basé sur la vie de la célèbre écrivaine québécoise Nelly Arcan, qui s’est enlevé la vie en 2009. Le long-métrage de fiction, met en vedette Mylène Mackay, Mickaël Gouin, Sylvie Drapeau et Catherine Brunet. Il est réalisé par la talentueuse Anne Émond. J’aurai peut-être la chance de vous en reparler dans un futur article, mais d’ici là, je vous encourage fortement à encourager notre cinéma québécois, car acheter un billet de cinéma, c’est aussi voter!


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