122 pays se liguent sans le Canada

3 août 2017Pierre Jasmin
CATÉGORIES:Paix

Nous accordons notre soutien aux 122 pays réunis à l’ONU sous la présidence de l’ambassadrice du Costa-Rica, madame Elayne Whyte Gomez: contrairement au Canada, ils ont trouvé le courage d’appuyer une déclaration commune pour tenter d’éliminer les 18000 bombes nucléaires qui menacent encore le monde entier. Merci à ICANW.org pour l’inspiration!

Membre des exécutifs des Artistes pour la Paix, du Réseau canadien pour l’abolition des armes nucléaires, de Pugwash Canada et du Cercle universel des Ambassadeurs de Paix de Genève, ma lutte est aussi celle de mille membres de l’Ordre du Canada qui somment Justin Trudeau d’agir contre les armes nucléaires, avec Science for Peace, Voix des Femmes, l’Alliance internationale des Femmes, la Ligue internationale de lutte des peuples (ILPS), le tout nouveau Mouvement Québécois pour la Paix – et enfin le groupe Femmes de diverses origines.

Malgré l’énergique campagne de 7200 Maires pour la Paix, groupe dont la présidence est à Hiroshima et qui compte en ses rangs la mairesse de Magog, Vickie May Hamm, le maire d’Amqui Gaëtan Ruest et celui de Montréal, Denis Coderre, le gouvernement libéral de M. Trudeau a refusé de participer à ces réunions capitales de l’ONU à New York, suscitées notamment par l’appel humanitaire lancé par l’Autriche il y a trois ans.

Pourquoi Trudeau préfère-t-il se faire complice militariste de Donald Trump et de l’Organisation du Traité d’Atlantique-Nord? Hélène Laverdière du NPD a interpellé sept fois en Chambre des communes la ministre Chrystia Freeland embarrassée de ne pas pouvoir répondre! Comment Trudeau peut-il renier la politique de son propre père qui a fait des médiations en pleine guerre froide entre Moscou et Washington pour réduire les armes nucléaires et pour appuyer Mikhaïl Gorbatchev et sa perestroïka?

Sachons en outre que notre gouvernement, malgré ses belles paroles, appuie une politique nationale énergétique basée sur les sables bitumineux qui aggrave le nombre de réfugiés climatiques et plus que le gouvernement conservateur précédent, le nucléaire civil, malgré les coûts prohibitifs, la vétusté, donc la dangerosité accrue de ses centrales. Sur les 65 millions de réfugiés dans le monde, il y a des centaines de milliers de réfugiés à cause de Tchernobyl et de Fukushima, mais un prochain accident survenant proche d’une grande ville, par exemple Toronto, susciterait des millions d’autres victimes. Le gouvernement libéral planifie en outre un dépotoir de déchets radioactifs à Chalk River, menaçant la rivière des Outaouais, donc l’eau potable de Montréal, et aussi 250 voyages de camions remplis de produit liquide extrêmement radioactif de Chalk River jusqu’en Caroline du Sud, une aberration.

Comment Trudeau peut-il renier ses propres engagements envers la COP21 à Paris, en voulant construire des pipelines pour acheminer du pétrole pour ses avions de chasse et navires de guerre de centaines de milliards de$ que sa politique de Défense vient de confirmer, engageant des coûts de plus de 500milliards de$ pour les prochains vingt ans? Ce sera au détriment des transferts aux provinces assurant des programmes sociaux, au détriment des Premières Nations, Métis et Inuits qui ont des besoins cruciaux pour leur simple survie et surtout au détriment des millions de réfugiés désemparés!


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