Sherbrooke Citoyen veut investir dans l’économie sociale et le logement social

22 octobre 2017
Communiqué de presse
Candidature : Hélène Pigot

Hélène Pigot a annoncé aujourd’hui son intention d’investir davantage dans l’économie sociale en faisant passer le fonds d’économie sociale de la Ville de Sherbrooke de 100 000 $ à 200 000 $ dès l’année prochaine. Mme Pigot a aussi présenté sa proposition pour augmenter la cadence dans le développement du logement social et coopératif à Sherbrooke.

« L’économie sociale est un formidable générateur d’emploi à Sherbrooke. La Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) fait des miracles avec très peu de ressources. Il est temps de leur donner les moyens de faire grandir davantage le secteur de l’économie sociale à Sherbrooke », a déclaré Mme Pigot.

Selon la CDEC, les entreprises d’économie sociale — si on exclut le Mouvement Desjardins, les CPE et le secteur d’habitation — représentaient un chiffre d’affaires global de 89 M$ en 2015.

« En 2015, on parlait de 69 entreprises et presque 2500 emplois. Autrement dit, collectivement, l’économie sociale rivalise avec les plus gros employeurs de la région, a souligné Mme Pigot. Par ailleurs, ces entreprises emploient à 65 % des femmes et elles offrent des solutions collectives, démocratiques et durables qui permettent de relever les défis de leur milieu. C’est un type d’entreprise qui n’est pas assez soutenu actuellement. Nous souhaitons faire plus ! »

 

Les caisses de retraite pour financer le logement social

Mme Pigot a aussi tenu à présenter les propositions de Sherbrooke Citoyen en matière de logement social. Même si elle salue le coup de barre qui a été donné dans le domaine à Sherbrooke depuis quelques années, la candidate constate néanmoins que l’offre est très insuffisante pour répondre à la demande.

« Ce qu’on sait en fait c’est que la liste d’attente ne diminue pas et que le délai d’attente moyen est de plus de 2 ans. Chaque année, la Ville de Sherbrooke investit environ 1,7 M$ pour le logement social pour financer une centaine d’unités de logement. Ce que nous croyons c’est qu’il faut trouver une nouvelle manière innovante de financer le logement social à Sherbrooke. »

L’investissement de la Ville de Sherbrooke représente 15 % des coûts totaux en logements sociaux, le restant étant assumé par les gouvernements provincial et fédéral. Sherbrooke Citoyen propose d’inciter les caisses de retraite des employés municipaux à investir une partie de leurs actifs dans le financement d’immeubles de logements mixtes. Des expériences très concluantes, à Ottawa, Vancouver, New York, ont montré qu’un partenariat avec les fonds de pension de travailleurs est gagnant pour tout le monde.

« Les caisses de retraite sont autonomes et ont évidemment des responsabilités fiduciaires envers leurs membres, mais on sait que les investissements immobiliers sont relativement prisés par les caisses de retraite. Pourquoi ne pas les faire investir dans leur ville et leur permettre non seulement d’avoir un investissement rentable, mais aussi de revitaliser certains quartiers ? », a demandé Mme Pigot.

L’épargne-retraite des personnes à l’emploi de la Ville de Sherbrooke est essentiellement investie en bourse et dans des obligations, sans retombée économique locale. Les deux caisses de retraite existantes, celle des personnes employées par la Ville et celle du corps policier, totalisent environ 500 millions de dollars.

 

Du logement social sur la Wellington Sud

Mme Pigot a aussi signalé son intention d’inclure des logements sociaux dans un plan de revitalisation de la Wellington Sud.

« Les gens du quartier et leurs représentants nous ont fait part de leur crainte de voir le quartier s’embourgeoiser et d’assister à un déplacement, à court ou moyen terme, de ceux et celles qui vivent dans ce quartier. Nous croyons que l’embellissement de la Well va de pair avec le maintien sur place des habitants du quartier. Ces gens-là n’ont pas de voix et moi je veux leur en donner une voix. Je veux les écouter et mon souhait le plus sincère est qu’on puisse faire de ce projet de revitalisation un véritable modèle, au Québec et ailleurs, d’intégration et de mixité sociale », a affirmé Mme Pigot.

La candidate a réitéré son souhait de relancer des consultations sur le projet de revitalisation dans les plus brefs délais après son élection.


Partager cet article
Commentaires