Je ne céderai pas à l’intimidation du maire ou aux personnes «soumises au parti»

1 novembre 2017

C’est en ces termes que s’exprime le candidat à la mairie de Sherbrooke Denis Pellerin après qu’il eut reçu une mise en demeure signifiée par huissier à 16h50 lundi.

La mise en demeure concerne un commentaire qu’il aurait fait sur la page Facebook du journal Entrée Libre suite au débat des candidat(e)s à la mairie devant les membres d’ODACE le 24 octobre.

Le candidat à la mairie a salué les candidat(e)s des différentes allégeances.

Aux membres (exclusivement féminins) du parti du maire : « Salutations aux trois (seules) candidates soumises au parti du maire qui ont reconnu l’importance d’ODACE dans la vie économique sherbrookoise. »

Dès que le candidat à la mairie a pris connaissance de l’insatisfaction de Mme Berthold, il a répondu à celle-ci directement en-dessous :

«  Ne déformez pas mes paroles pour ensuite le retourner contre moi (argument de l’homme de paille) comme M. Paquin l’a fait pour me faire escorter par les policiers sous un faux prétexte.

(…)

Dans un contexte politique, j’aurais peut-être dû écrire « politiquement soumises au parti du maire » pour être clair. C’était implicite.

Y avait-il des hommes du parti ? Je ne me souviens pas en avoir vu à part le maire !

Cependant, si mes mots ont été mal interprétés et vous ont blessées, je m’en excuse. À vous et à toute femme qui se serait sentie interpelée. Mes humbles excuses à toutes.

Je prône le respect au Conseil municipal.

Particulièrement un respect (au moins) minimal envers les femmes dont le maire a manqué trop souvent. En privé. En public. Et dans les médias. À tort. »

Cette réponse donnée ainsi que les excuses ne figurent pas dans l’impression d’écran incluse avec la mise en demeure.

« Comme la vidéo du Conseil, le parti ne présente que les bouts qui font son affaire. Comme M. Paquin qui déforme mes paroles pour mieux me faire expulser injustement par les policiers. On essaie de m’intimider avec une menace de poursuite de 30,000$ plus des excuses publiques en pleine campagne électorale. Il est clair que c’est une réplique du parti à mon affirmation devant la Chambre de commerce et au 107,7FM que le maire et son parti tente d’intimider les indépendants et particulièrement les femmes qui se présentent comme indépendantes. Ces propos ont été confirmés par deux de ces femmes.

J’ai déjà mentionné en entrevue que je déteste la chicane. Mais je ne recule pas devant la chicane. Ce serait pire.

J’ai déjà présenté mes excuses aux femmes impliquées ainsi qu’à toutes les autres femmes que ça aurait pu offenser. Je l’ai fait promptement, dès que j’ai pu. Il n’y en aura pas d’autres. » fustige Denis Pellerin.

À quelques reprises sur sa page Facebook Denis à la mairie peut-on lire :

«L’intimidation et le harcèlement

Il faut les dénoncer

Chaque fois, toutes les fois

De toutes ses forces

Ne JAMAIS se taire

Ne JAMAIS baisser les bras

L’intimidation et le harcèlement, ça s’arrête ICI.»

Ces courtes phrases (ses seules notes lors des débats) ont été répétées à quelques reprises dans la campagne dénonçant l’intimidation et le harcèlement qu’il a subit à l’école et qu’il rencontre encore à l’occasion sur les médias sociaux et au Conseil municipal.

On peut s’attendre que le maire niera être impliqué dans cette poursuite. Comme lors du financement illégal de 2009, il dira qu’il n’était pas au courant.

« On protège le chef. Bien sûr. » au lieu de « Se dire les vraies choses ».


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