Pigot craint le pire d’un troisième mandat de Bernard Sévigny

1 novembre 2017

Hélène Pigot s’inquiète des conséquences sur Sherbrooke advenant un troisième mandat de Bernard Sévigny. L’attitude laxiste de Sévigny envers les entreprises qui ont fait de la collusion; le fait qu’il ait lui-même reçu des contributions illégales en 2009 de la part de firmes d’ingénieurs qui ont floué d’autres villes; le projet Well Inc. accordé sans appel d’offres à un contributeur régulier de la caisse électorale du maire; la tenue d’un cocktail de financement sur le toit des bureaux d’une autre entreprise du consortium : tous ces éléments font craindre à la candidate que le pire soit à venir. Mme Pigot lance un appel au vote pour des idées progressistes et une administration intègre le 5 novembre prochain.

« On a vu ce que le pouvoir prolongé d’un parti non transparent a fait dans d’autres municipalités. Je crains que Sherbrooke se dirige dans la même direction si on décide d’élire Bernard Sévigny. M. Sévigny escamote la loi d’accès à l’information, il coupe des questions au conseil municipal, il offre en exclusivité à certains promoteurs l’opportunité de développer un projet sur Wellington Sud dans lequel les contribuables devraient investir presque la moitié de la somme. Mais au profit de qui ? », a demandé Mme Pigot.

 

Le mystérieux stationnement de 950 places

Mme Pigot est revenue sur le dossier du stationnement de Well Inc., dont le nombre de places a mystérieusement grimpé de 300 à 950 places. « M. Sévigny n’a jamais répondu à la question. Personne en fait n’a donné de réponse à savoir pourquoi on investirait 20 M$ plutôt qu’un simple 6 M$, si on refaisait un stationnement identique à celui qui est présentement là, et qui n’est vraiment pas utilisé à pleine capacité. »

André Poulin, candidat dans Hôtel-Dieu, en rajoute : « C’est comme ça que des promoteurs privés s’enrichissent aux dépens de la Ville. Le consortium – il faut que les gens le sachent – a fait grimper à 950 le nombre de places du futur stationnement pour aucune raison valable si ce n’est qu’il sait très bien que la Ville va le racheter. »

« Les gens doivent réaliser qu’il se joue quelque chose d’important ici. Well Inc, le village vertical, on va être pris avec ça longtemps, autant au niveau du décor qu’au niveau financier. Il faut clairement revoir tout ça et faire les choses de la bonne façon. On n’est pas uniquement devant une situation où il n’y a aucun plan d’affaires. On est aussi et surtout devant des enjeux électoraux fondamentaux : la santé financière de la Ville, le développement durable du centre-ville et le copinage possible entre un parti et des promoteurs », a insisté Mme Pigot.

 

La démocratie n’y gagnera pas 

Sherbrooke Citoyen s’inquiète aussi que de retour au conseil municipal, M. Sévigny retrouve ses habitudes de ne pas écouter les citoyens et de couper les questions au conseil municipal.  «  À l’UMQ, il s’est dit en faveur du projet de loi 122 pour enlever les référendums, le dernier levier de la population pour s’opposer à des projets de la ville. Il a recyclé une vieille promesse de participation citoyenne qu’il n’a jamais mise en application depuis 2009, a rappelé André Poulin. Pire, il a montré pendant cette campagne qu’il n’allait pas changer de méthode, quand il a fait sortir des candidats dans des rencontres publiques et qu’il ne s’est pas présenté au débat organisé par la communauté musulmane ni à celui organisé par les employés de la ville », a-t-il renchéri.

 

Steve Lussier : le risque du copinage

Selon Hélène Pigot, une administration Lussier serait aussi désastreuse. « On est en face d’un candidat sans contenu qui propose essentiellement de gérer la Ville avec ses amis. Il parle même de « régner » à l’Hôtel de Ville, une bourde qui en dit long sur sa conception de la gouverne d’une ville. »

Selon Mme Pigot et M. Poulin, Sherbrooke Citoyen demeure la seule alternative pour les Sherbrookois et les Sherbrookoises qui veulent ramener la Ville sur le droit chemin. « Nous sommes les seuls à présenter un programme responsable et crédible pour l’administration de cette Ville. Et malgré ce qu’un certain sondage laisse entendre, nous sommes certains de pouvoir entrer à l’Hôtel de Ville le 6 novembre prochain », a expliqué M. Poulin.

Mme Pigot a expliqué que le pointage méticuleux des 16 candidats dans chacun des districts indiquait plutôt une insatisfaction profonde envers l’administration Sévigny. « Les citoyens et citoyennes ont l’opportunité de voter pour un programme réfléchi porté par des hommes et des femmes passionnées et intelligentes. Je les invite à considérer très sérieusement leur choix dimanche prochain. C’est une élection décisive pour l’avenir de Sherbrooke. »


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