Guillaume Rousseau, Parti québécois

15 septembre 2018Sylvain Vigier
Catégories :Entrevue | Politique nationale

A la date de notre bouclage, 6 personnes se sont portées candidates à l’élection provinciale dans la circonscription de Sherbrooke: Pierre Brousseau pour le Parti conservateur du Québec, Marie-Maud Coté-Rouleau pour le Parti vert du Québec, Luc Fortin pour le Parti libéral du Québec, Christine Labrie pour Québec solidaire, Guillaume Rousseau pour le Parti québécois et Bruno Vachon pour la Coalition avenir Québec. Nous leur avons adressé une série de questions décalées, pour tenter de faire ressortir leur personnalité, d’identifier les choses qui les allument, et finalement avoir des informations concrètes sur ce qui sera mis en œuvre advenant leur élection.

Voici les réponses de Guillaume Rousseau, candidat du Parti québécois.

Nous sommes tous marqués en tant qu’individus par des souvenirs d’enfance liés à l’actualité locale ou internationale. Quel est votre plus vieux souvenir d’un événement médiatique au Québec ou à l’international?

Mes plus vieux souvenirs médiatiques sont la mort de René Lévesque (1987) et l’explosion de la navette spatiale Challenger (1986).

Nous pouvons sentir dans la société québécoise un certain marasme, avec un manque de confiance voire certaines craintes en l’avenir. Qu’est ce qui, de votre point de vue, fonctionne le moins bien dans la société québécoise actuellement?

Le gouvernement fédéral… et donc l’état de dépendance du Québec envers la pétro-monarchie canadienne.

Citez un livre, un film, ou une chanson qui illustre le mieux votre état d’esprit pour cette campagne.

Libérez-nous des Libéraux (par Loco locass).

La problématique climatique et environnementale devient de plus en plus présente dans le débat public, en particulier par l’augmentation du nombre d’épisodes climatiques extrêmes auxquels nous sommes confrontés. Qu’est-ce qu’un.e député.e peut faire contre le changement climatique et la crise écologique?

Un.e député.e peut participer au processus législatif permettant la mise en place des outils (par exemple la Bourse du Carbone) et règlements nécessaires à la lutte aux changements climatiques, de même que s’assurer de la qualité de l’action gouvernementale en la matière. De plus, le Parti Québécois de l’Estrie propose de contribuer à la mobilisation de la société civile afin d’améliorer la qualité de l’eau, tout en accompagnant les municipalités dans la mise en place d’infrastructures qui amélioreront le traitement des eaux usées et de pluie, gravement affectée par les changements climatiques. De plus, le Parti Québécois de l’Estrie s’engage à la réalisation du train Montréal-Sherbrooke-Boston d’ici 2022, un projet qui aura un impact très positif en matière de développement durable. Aussi, le Parti Québécois désire accélérer le rythme d’électrification des transports au Québec, de même qu’un projet pharaonesque, le Grand Déblocage, qui permettra de réduire la congestion de même que les émissions de gaz à effet de serre par l’articulation de nombreux projets de tramways, trains de banlieues, voies réservées au transport en commun et autres. Enfin, le Parti Québécois propose d’adopter une loi-cadre sur le respect de nos engagements climatiques.

Quelle est votre position sur l’augmentation du salaire minimum à 15$/h au Québec, alors que l’Ontario l’adoptera en janvier 2019?

Le Parti Québécois s’engage à faire passer le salaire minimum à 15$/heure de façon progressive d’ici 2022.

Vous êtes élu.e député.e. de Sherbrooke (félicitation!!). Quel(s) projet(s) souhaitez-vous voir se réaliser à Sherbrooke et au Québec pour vous juger satisfait.e de votre action de parlementaire?

Mobiliser la société civile afin de voir naître une clinique d’infirmières-praticiennes spécialisées (super-infirmières) sur le modèle de la clinique SABSA, de Québec. Aussi, apporter des modifications législatives afin de permettre aux infirmières-praticiennes spécialisées d’être de plus en plus autonomes dans leur pratique professionnelle;

Faisons un peu de politique fiction. Le Québec vient de devenir un État indépendant du Canada. Votre Premier ministre vous appelle car il ne sait pas comment appeler la monnaie de ce nouveau pays. Quel nom lui proposez-vous?

Le dollar québécois.


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