Chaakapesh

13 décembre 2019Souley Keïta
Catégories :Chronique | Cinéma

Une critique sans divulgâcher.

L’année 2019 s’achève tranquillement pour laisser la place à une nouvelle décennie. Une très belle année cinéma touche bientôt à sa fin et je voulais vous parler de l’avant-dernier film que j’ai eu la chance de voir et qui se trouve être un délice musical.

Chaakapesh est un documentaire qui suit une inspiration venant du maestro Kent Nagano, qui a voulu créer une osmose entre deux univers musicaux éloignés : la musique classique et la musique autochtone.

Ne disons-nous pas que la musique à la capacité de franchir les frontières. Est-ce que l’on peut rassembler des peuples par la musique tout en regardant honnêtement l’Histoire ? Une quête qui va initier tout le processus créatif  de cet opéra de chambre (petit orchestre).

Chaakapesh est la réunion de plusieurs éléments, outre la musique, une narration touchante d’un récit en trois langues menacées de disparaître (innu, cri, inuktitut) vous fera plonger dans l’histoire de cet homme descendant des premières nations qui a pour but de rassembler les hommes blancs par le pouvoir du rire. Ce long-métrage, co-réalisé par Roger Frappier et Justin Kingsley, met en avant les témoignages bouleversants des artistes autochtones participant au projet, sur le passé douloureux de ces peuples meurtris par le taux de suicide, les déplacements, les pensionnats, etc…

Un documentaire qui fait appelle à la communion de tous les peuples au Canada et surtout à la réconciliation.

Le film sortira ce vendredi 13 décembre 2019 à La Maison du Cinéma.


Partager cet article
Commentaires