DE NOUVELLES IDÉES DE TOPONYMES FÉMININS… ENCORE !

14 septembre 2020Gabriel Martin
Catégories :Féminisme | Histoire

DURANT LES CINQ DERNIÈRES ANNÉES, DIVERS GROUPES CITOYENS DE SHERBROOKE COMME LE COLLECTIF POUR L’ÉQUITÉ TOPONYMIQUE ET LA COLLECTIVE SHERBROOKE FÉMINISTE ONT RÉCLAMÉ QU’ON NOMME PLUS DE RUES, DE PARCS, D’ÉDIFICES ET DE PONTS DE LA VILLE EN L’HONNEUR DE FEMMES.

Cette année, les PÉPINES ont de nouveau mis la main à la pâte pour faire avancer ce dossier : quelque temps avant la crise du coronavirus, l’organisme a rassemblé des intellectuelles et féministes de Sherbrooke pour les faire réfléchir à la question. Le groupe était constitué de Micheline Dumont, Nicole Dorin et Solange Masson, ainsi que de Céline Martel, Diane Dion, Janine Bibaud et de l’auteur des présentes lignes. Les discussions ont permis de faire ressortir les noms d’une douzaine de femmes marquantes de la région qu’il serait possible d’honorer dans la toponymie locale.

Parmi les noms qui ont été soumis au comité de toponymie de la ville figurent des femmes de milieux divers (artistique, hospitalier, universitaire, communautaire, etc.), principalement des francophones, mais aussi quelques anglophones. La liste établie comporte notamment les noms qui suivent, qu’on devrait voir apparaitre sur le territoire de la ville d’ici quelques années.

Blanche Couture et Marie-Anne Couture, connues comme les « Demoiselles Couture », professeures de chant et de piano des années 1930 aux années 1960. Ces Sherbrookoises, qui animaient la vie culturelle de la ville avec l’aide de leurs deux autres sœurs, représentent un des points de départ de l’enseignement musical à Sherbrooke.

Estelle Gobeil, née Estelle Chamberland, infirmière connue pour son engagement communautaire et social hors du commun en Estrie. Elle a été impliquée dans plusieurs organismes, dont le Conseil régional de développement de l’Estrie, qu’elle présidait. Elle a reçu de nombreuses reconnaissances dont celui de personnalité féminine de l’année de la Société Saint-Jean-Baptiste, le titre de Grande Estrienne et le prix Simone Monet-Chartrand.

Marie Gratton, professeure à l’Université de Sherbrooke, théologienne spécialisée dans les questions féministes. Elle était aussi membre de la collective L’autre Parole et était impliquée comme bénévole à la maison Aube-Lumière, où elle chantait des cantiques.

Marie-Antoinette Guinebretière, en religion sœur Renée-du-Saint-Sacrement, première femme ayant reçu un doctorat honorifique de l’Université de Sherbrooke. Créatrice de la « méthode dynamique de lecture », que Jean Piaget nommait la « méthode de Sherbrooke », elle a aussi été, dans les années 1940, à la tête d’établissements scolaires de la ville (le Scolasticat des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus, l’École normale de Sherbrooke, le Collège du Sacré-Coeur).

Mary E. Sanderson, née à Danville, présidente québécoise de la Woman’s Christian Temperance Union (WCTU), une organisation d’origine américaine qui a œuvré pour la tempérance (la consommation excessive d’alcool étant souvent associée à la violence conjugale) et en lien avec dans d’autres enjeux comme la prostitution, la santé publique, la paix et le suffrage féminin.


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