ENSEMBLE, METTONS FIN À LA CENSURE

14 septembre 2020Cassandra Boyer
Catégories :COVID-19 | Opinion | Réflexions

LE PORT DU MASQUE…TANT DE VARIABLES SONT À CONSIDÉRER AVANT DE POUVOIR SE POSITIONNER DE FAÇON ÉCLAIRÉE. PERSONNELLEMENT, JE NE SUIS PAS SUFFISAMMENT OUTILLÉE POUR PRENDRE POSITION. POUR PRENDRE POSITION QUANT AU PARADOXE QU’IL L’ENTOURE, C’EST UNE AUTRE HISTOIRE. UN SYMBOLE REPRÉSENTANT LA SOUMISSION ET LA CENSURE EN DIT TELLEMENT SUR NOTRE TENDANCE À DÉTOURNER NOTRE ATTENTION DES VRAIS ENJEUX. ON PRÉFÈRE SE CONSOLER EN SE COMPARANT À PIRE PLUTÔT QUE DE REGARDER CE QUI NE VA PAS ICI ET MAINTENANT.

En continuant à focusser sur ce qui va bien – ou moins mal qu’ailleurs, en restant dans l’illusion que « Ça va bien aller », on restera stallés. Si on veut aller de l’avant, nous devons remettre en question le fonctionnement de notre société. Le port du masque imposé y compris. Ne mésinterprétez pas mes propos, je ne suis ni entrain de dire que je suis contre, ni en train d’en minimiser la nécessité. Mais la puissance d‘un tel symbole de censure mérite d’être questionné, non ?

Anyway, que l’on soit pour ou contre, une question est sur toutes les lèvres : combien de temps devrons-nous porter le masque dans les endroits publics ? Parce qu’on va se l’dire, sa connotation oppressive et son inconfort nous déplaisent. La réponse est simple, mais complexe. Ça dépend de nous. De deux points plus particulièrement. Deux points ayant le pouvoir que tout le monde sorte gagnant de cette crise : vous tous.tes qui souhaitez un retour à la normale et nous, qui souhaitons qu’il n’y ait pas de retour à « l’anormale (1) ». Il n’est pas encore trop tard pour saisir cette chance, l’opportunité que la Covid nous offre. Ces deux points peuvent faire de cette « ennemie invisible » une agente de transformation sociale pour le meilleur.

Premièrement, il y a tout ce qu’englobent les Droits Humains. C’est vrai qu’on a des droits, mais n’oublions pas que si nous en avons, nos concitoyen.nes aussi. Voici un extrait de l’opinion d’Amnesty International au sujet de la Covid-19 et des droits de l’Homme: « […]. Les droits humains sont bafoués :

  1. Si l’État lui-même commet une violation des droits humains ;
  2. Si l’État manque à son obligation de protéger les droits humains.

Les États ne sont pas responsables du COVID-19, mais ils sont responsables de la manière dont ils réagissent face à cette maladie.
1) S’ils luttent contre l’épidémie par des politiques et des mesures qui portent atteinte injustement à nos droits et nos libertés, ils bafouent les droits humains.
2) S’ils ne protègent pas correctement la population contre les dommages évitables liés à l’épidémie, ils bafouent les droits humains.

Donc, certes, on a des droits, mais le reste de la population également. Logiquement, parfois certains droits interfèrent avec d’autres. Pour garder ce privilège, il est parfois nécessaire, voire inévitable de faire des compromis. Deuxièmement, nous devons tout questionner, et ce, dès maintenant. Questionnons notre tendance à obéir sans vraiment comprendre pourquoi. L’important n’est pas de savoir qu’est-ce qui en est, mais de comprendre pourquoi c’est ça qui en est. Pourquoi en sommes nous là aujourd’hui ? Pourquoi, nous nous voilons la face à propos des véritables intentions de nos « leaders », mais que nous sommes contre le port du voile ? Demandons-nous pourquoi nous croyons que nos droits valent plus que ceux d’autrui. Notre charte stipule que nous avons droit à la vie et que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le respect de ce droit pour tous.tes (chapitre I, article 1 et 2). Dans ce cas, il serait logique de porter le masque. Y a-t-il un aspect socioculturel derrière la propagation rapide du virus. Pourquoi on accorde plus d’importance à trouver un masque à notre image qu’à en comprendre l’enjeu ?

Combien de temps devrons nous porter le masque dans les endroits publics ? Ça dépend, sommes-nous prêts à changer ou on préfère retrouver notre « normalité » ? Cette normalité où l’homme avide de pouvoir qui nous gouverne, clamant agir « au nom du peuple québécois » passe des lois sous bâillon. La CAQ est entrée majoritaire avec 37,5 % des votes, c’est 62,5 % de la population qui est réduite au silence. Ici, on appelle ça la démocratie! Si nous commençons à nous questionner, nous développerons assez de jugement pour vivre ensemble sans masque, sans censure.

(1) Jeu de mots génial pris sur une photo Facebook montrant le sarrau d’une infirmière française.


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