À BOIRE ET À MANGER: SOUVENIRS D’ENFANCE

17 décembre 2020Marielle Fisson, Sophie Parent et Sylvain Vigier

COMMENT LE GRINCH A VOLÉ NOËL
THEODOR SEUSS GEISEL, 1957

Comme plusieurs, c’est avec l’adaptation cinématographique du Grinch, en 2000, que j’ai fait pour la première fois connaissance avec la grincheuse créature poilue et verte, jouée par Jim Carrey ! Or, c’est dans ma vie d’adulte que j’ai découvert que dans l’œuvre originale du Dr. Seuss, il s’agissait d’un poème !

Le célèbre auteur pour enfants, ayant aussi écrit Le Chat dans le chapeau (1957) et Le Lorax (1971), réussit habilement à y faire évoluer le personnage du Grinch ! Celui-ci déteste Noël et tente par tous les moyens de gâcher celui des habitants de Chouville, mais se transforme rapidement en une créature au cœur tendre, quand il réalise que Noël est bien plus qu’une simple question de décorations festives et de cadeaux…

Pour les nostalgiques du dessin animé de 1966, du film de 2000 ou pour les familles qui ont vu passer l’animation en 2018, je recommande fortement de découvrir l’œuvre originale, où apparaissent pour la première fois les iconiques personnages du Grinch et de la petite Cindy-Lou Who. C’est un excellent premier poème à lire avec des enfants.

LE PETIT PRINCE
ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY, 1943

À moins que vous ne viviez sur une autre planète (et même là), vous avez très sûrement déjà lu, ou du moins entendu parler du Petit Prince aka « Le livre le plus traduit au monde après la bible et le Coran ». Enfant, on a dû me le lire plusieurs centaines de fois, la version avec les aquarelles de l’auteur. (En plus de toutes les fois où je l’ai écoutée sur CD, la version audio avec musique, réalisée par Radio- Canada et parue en 1996). Aventures, personnages colorés, mystères, cette histoire-là a tous les ingrédients pour être remarquable.

Après l’avoir retrouvé au fond d’une boîte de déménagement plus ou moins récemment, je l’ai relu, pour la première fois avec mes yeux d’adulte. Ça m’a frappé. Derrière ce qui me semblait être une histoire si farfelue d’enfant avant, j’ai [re]découvert une histoire pleine d’allégories et de métaphores d’une justesse remarquable. Pour une œuvre écrite il y a plus de 75 ans, c’est terriblement actuel. Assurément à redécouvrir en famille !

COPAIN DES BOIS
RENÉE KAYSER ET SYLVIA DORANCE, 1987

Copain des bois, c’est le Graal de mes 10 ans. Le livre que j’espérais à chaque anniversaire ou à chaque Noël, mais qui n’arrivait jamais. Alors je le regardais avec envie et convoitise chez l’ami qui l’avait, et qui – le misérable – ne se rendait pas compte de sa chance et de son bonheur.

Imaginez donc : tout ce qu’il faut pour survivre jusqu’à sa majorité en forêt ! Dans un monde merveilleux où un enfant armé d’un couteau à beurre peut construire une cabane en bois rond; où le passage du lapin ou du renard peut être identifié en un coup d’oeil par des traces dessinées sans ambiguïté sur un sol plat et sans feuilles; où avec une tige en bois et un rondin on démarre un feu qui sert à tout et s’alimente tout seul.

Copain des bois, c’est le survivalisme dans sa plus enfantine expression, et la description d’un monde que l’on croyait possible, car tout est possible à cet âge. Le livre qui donne un coup de vieux quand on l’ouvre à l’âge adulte, mais qui contiendra toujours tous les rêves de l’enfance.


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