HOMMAGE à Jean-Pierre Bacri

8 février 2021Souley Keïta
Catégories : Cinéma , Théâtre

HIER, « CE GOÛT DES AUTRES » EST ÉTRANGE, CAR ON RESSENT L’AMERTUME, LA TRISTESSE NOUS ENVAHIR. UNE QUESTION QUI NOUS TRAVERSE SANS DOUTE DANS CETTE PESANTE TRISTESSE, QU’EST-CE QUE NOUS LAISSONS DERRIÈRE SOI ? ET POURTANT, IL N’EN RESTE PAS MOINS QUE VOUS NOUS LAISSEZ MONSIEUR BACRI, CET INLASSABLE GOÛT POUR LES AUTRES, CE GOÛT POUR VOUS.

Au-delà de cette affection envers l’acteur et le comédien, qui nous fait tant apprécier, voire aduler ses différents rôles portés à l’écran ou sur les planches de théâtre. Des personnages profondément humains, des histoires à la teneur hautement sociale, ces mêmes personnages sans artifice comme le commun des mortels que ce soit dans Le Sens de la fête de Nakache et Toledano, dans Didier de Alain Chabat, dans Au bout du conte, Parlez-moi de la pluie, Le goût des autres d’Agnès Jaoui, dans Un air de famille de Cédric Klapisch, On connaît la chanson, Smocking/No Smocking du regretté Alain Resnais, etc. Une filmographie à voir et à revoir, celle d’un merveilleux acteur, mais également, d’un incroyable scénariste. Ce duo hors-norme en écriture, que vous formiez avec Agnès Jaoui, m’a permis de voguer sans cesse dans la douce mélodie de vos scénarios.

César ne s’est pas trompé sur cela, vous avez eu 4 récompenses, amplement méritées, du meilleur scénario (Smocking/No Smocking, On connaît la chanson, Un air de famille et Le goût des autres avec votre binôme. Molière ne s’est pas trompé également.

On retiendra également cette justesse à porter une pièce de théâtre au cinéma.

À travers votre parcours, il a parfois été dit de vous que vous étiez l’antihéros, le râleur, le bougon, mais n’est-ce pas le propre de l’humain de ne pas se plaire dans la complaisance?

Dans cette ultime protestation, il reste que chaque maladie est une injustice, peu importe la personne touchée.

Ceci n’est pas un revoir Monsieur Bacri, car même si « yesterday, the sun was in the sky » (Le goût des autres) nous savons pertinemment que ce soleil ne se couchera pas, on en prend simplement un autre tournant.

Merci !


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