Démission du président de la STS

Le Regroupement des usagers du transport adapté de Sherbrooke Métropolitain (RUTASM) voudrait manifester sa peine suite au départ de la Société de transport de Sherbrooke (STS) de Monsieur Marc Denault, président pendant plusieurs années à la STS. 

Son expérience, sa courtoisie, son leadeurship, son respect pour les personnes handicapées, et pour ses employés, et pour la population sherbrookoise, toutes ses valeurs en font un élu spécial et exemplaire. Quelle perte pour nous tous et incompréhension de la position prise par la Ville de ne pas inviter le président de la STS, mais le directeur général de la STS et autres fonctionnaires de la STS.

Le RUTASM voudrait faire une comparaison pour essayer de comprendre et pour manifester notre admiration pour le geste de Monsieur Denault, même si tellement attristant. 

Le RUTASM est un organisme incorporé depuis 1985. Il est actuellement financé par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale à 90 % pour remplir sa mission, choisie depuis la fondation du RUTASM, soit la défense des droits des personnes handicapées à un transport adéquat et sécuritaire, et sans discrimination. Or le RUTASM reste autonome, démocratique et c’est son conseil d’administration et ultimement son président qui sont les porte-paroles et les décideurs de l’organisme. Il faut rendre des comptes à notre bailleur de fonds, le MESS, et même pour le 2 500 $ que nous donne aussi la Ville ! La STS est un organisme constitué en société, personne morale de droit public, avec des lois et des comptes rendus à produire à ses bailleurs de fonds, comme notre organisme sans but lucratif, c’est-à-dire une personne morale sans but lucratif. Le directeur général de la STS n’est pas un fonctionnaire de la Ville, mais de la STS. Pourquoi a-t-il été choisi par la mairesse pour l’accompagner à rencontrer la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Mme Geneviève Guilbault ? La STS n’appartient pas à la Ville, comme le RUTASM n’appartient pas au MESS. Monsieur Denault a eu tristement raison de démissionner, pour un manque de respect et de confiance à son égard.

Nous vivons dans une société de droits, avec des lois, en démocratie, même si imparfaite.


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