Le 26 janvier, le ministre du Travail Jean Boulet a annoncé une hausse de 0,50 $ du salaire minimum, qui passera de 16,10 $ à 16,60 $ l’heure à compter du 1er mai. Une augmentation jugée nettement insuffisante par Illusion Emploi de l’Estrie et la Table d’action contre l’appauvrissement de l’Estrie (TACAE), qui ont dénoncé une décision maintenant, selon elles, de nombreux travailleurs et travailleuses dans la précarité.
« Avec un salaire minimum aussi bas, c’est encore la pauvreté qui attend les travailleuses et les travailleurs à bas salaire », a déclaré Illusion Emploi. L’organisme a indiqué avoir constaté une hausse des demandes d’aide au cours des derniers mois. Certaines personnes se sont retrouvées lourdement endettées, incapables de couvrir leurs besoins de base. D’autres ont dû cumuler plusieurs emplois pour joindre les deux bouts. De plus en plus de travailleurs à temps plein ont également eu recours aux banques alimentaires. Illusion Emploi a rappelé qu’au Québec, une personne sur cinq ayant recours à ces ressources occupait un emploi.
Dans un contexte marqué par la hausse des loyers et du prix des denrées alimentaires, les organismes ont estimé qu’un salaire permettant de vivre dignement devrait atteindre 28 $ l’heure. En dessous de ce seuil, ont-ils soutenu, il demeurait difficile de faire face aux imprévus et d’assurer des conditions de vie stables. Ils ont aussi réclamé des mesures complémentaires, notamment un meilleur contrôle des loyers et un renforcement du filet social.




