C’est assez les coupures
Le Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté dénonce la façon de faire du gouvernement Charest qui s’attaque tous azimuts aux personnes les plus pauvres de la société québécoise. (Won regarde de tous côtés, on n’y voit que des coupures dans l’ensemble des programmes sociaux. À l’aide sociale, le couperet s’active encore : la ministre du Conseil du Trésor, madame Monique Jérôme-Forget, exige une coupure de l’ordre de 150 $ millions. Rien de plus, rien de moins !
Depuis un an, le gouvernement du Québec a coupé 58 M $ à l’aide sociale. Dans le premier des cas, il est allé chercher 14 M $ en n’indexant qu’à moitié les prestations du deux tiers le plus pauvre des personnes assistées sociales en janvier dernier et dans le second, 44 M $ en modifiant le règlement de l’aide sociale pour imposer de nouvelles restrictions très humiliantes pour les personnes dont la coupure de 100 $ pour celles demeurant avec leurs parents. Est-il besoin de rappeler que le montant mensuel de 537 $ ne permet pas de couvrir les besoins essentiels ? N’oublions pas que depuis 20 ans, les prestations à l’aide sociale n’ont pas été indexées correctement, perdant ainsi 30 % de leur valeur. On peut ajouter le refus de la gratuité des médicaments pour les personnes aptes au travail à l’aide sociale.
Les étudiants et étudiantes, une autre catégorie de personnes pauvres, sont également touchés par les coupures. Dans le cas de l’aide aux études, le gouvernement a augmenté leur endettement en transformant 103 M $ de bourses en prêts.
Couper dans le maigre
On se demande comment le gouvernement pense-t-il récupérer de l’argent dans les poches des plus appauvris ? En réduisant l’admissibilité des personnes à l’aide sociale ?
En coupant dans les programmes de réinsertion ? En augmentant les mesures de recouvrement pour les trop-versés ? En -fermant des Centres locaux d’emploi ? Contribuer à l’enrichissement du cinquième le plus riche de la population par des baisses d’impôts dont le financement est fait sur le dos du cinquième le plus pauvre de notre société est immoral. Nous sommes convaincus, et les sondages le démontrent, que la population refuse de suivre le gouvernement sur ce plan.
La « modernisation » de l’État se poursuit !
Aucune de ces décisions n’est recevable au titre de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale (Loi 112), loi votée à l’unanimité le 13 décembre 2002 et oui aux articles 6, 9, 14 et 17, spécifie clairement que le gouvernement a désormais l’obligation d’améliorer les revenus et les conditions de vie de l’ensemble des personnes en situation de pauvreté. Ce gouvernement du Québec est en infraction par rapport à la Loi 112. Il n’a pas le droit de prendre aux pauvres pour donner aux riches.
Vivre dans le rouge
La lumière rouge est allumée depuis l’automne dernier. Les parlementaires du Québec savent très bien de quoi il s’agit Voilà pourquoi le Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté demande à la population de faire connaître sa position en portant un carré rouge pour montrer son objection à la détérioration des conditions de vie faites aux enfants, aux femmes, aux étudiants et étudiantes et aux personnes qui comme eux, vivent dans le rouge.
Le gouvernement se doit de donner l’exemple et de respecter la loi en l’appliquant maintenant. Le Comité continuera ses pressions tant et aussi longtemps que le gouvernement ne respectera pas ses engagements de lutter contre la pauvreté et l’exclusion. Il faut agir contre les inégalités !




