1er mai 2006 : Toujours debout !

1 avril 2006
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Histoire des luttes ouvrières

Date anniversaire de la Fête internationale des travailleurs et travailleuses, le 1er mai souligne le massacre de travailleurs à Chicago en lutte pour l’obtention de la journée de travail de huit heures. Aboutissement d’une longue période d’organisation au sein du mouvement ouvrier américain, le 1er mai 1886 représente la date à laquelle les huit heures devaient entrer en application. Sur 190 000 personnes qui firent la grève à travers le pays, 80 000 étaient de Chicago. Pour le patronat et les gouvernements, c’était dans cette ville que le mouvement était le plus fort, par conséquent, c’était donc là qu’il fallait frapper.

Au matin du 3 mai 1886 à Chicago, Garde nationale, constables spéciaux et agents de Pinkerton s’allient à la stratégie patronale et policière. Vers trois heures de l’après-midi, alors que 7000 ouvriers et ouvrières manifestent de­vant l’usine de McCormick, les patrons en profitent pour faire sortir les scats sous leur nez. Ouvriers et ouvrières lancent des pierres et s’empa­rent d’un scat. La police surgit en formation serrée, les armes à la main et ouvre le feu à bout portant : six ouvriers sont tués, une cinquantaine sont blessés.

Novembre 1887 ou le Vendredi noir

Dès le lendemain, 4 mai 1886, une manifestation répond à cette agression soigneusement planifiée. Malheureusement, le dépôt d’une bombe lancée par un provocateur parmi les policiers fait une victime et plusieurs blessés, entraînant par la suite une vague de répression contre le mouve­ment ouvrier organisé. Huit hommes furent finalement accusés de meurtre. Aucune preuve tangible les liaient à l’attentat meurtrier. Cela n’em­pêchera pas le Tribunal de les reconnaître coupables. Après plusieurs procédures, quatre d’entre eux furent pendus le vendredi 11 novembre 1887. Depuis, cette journée est sur­nommée le Vendredi noir du mouvement ouvrier américain.

C’est aussi le jour choisi par le congrès de 1889 de la Deu­xième Internationale, organi­sation regroupant les mili­tants et militantes socialistes pour rappeler le sacrifice des travailleurs de Chicago.

Au cours du XX siècle, le Québec a eu sa part de luttes syndicales : grève de l’amiante à Asbestos en 1949, grèves des téléphonistes de Bell et des in­firmiers et infirmières en 1999. Du côté canadien, on constate les gains suivants : la première loi sur le salaire minimum en 1919, la loi sur l’assurance-chômage en 1940 et la loi ac­cordant le droit à une semaine de vacances annuelles payées en 1946.

Plus près de nous !

Plus récemment, des actions unitaires telles la Marche mondiale des femmes en l’an 2000, la mise en place d’un Collectif pour l’élimination de la pauvreté, la formation du Réseau de vigilance dès l’au­tomne 2003 et dernièrement, la coalition SOS Parc Orford ont relancé la mobilisation générale. La situation de­meure préoccupante par le maintien au pouvoir de gouvernements néolibéraux et par l’expansion de la mondialisation des marchés qui s’étend maintenant jus­qu’à la Chine qui possède un immense bassin de main-d’œuvre bon marché.

 

 

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