Monsieur Charest, à quoi sert de protéger les territoires agricoles du Québec… si nos campagnes se vident, faute de relève, de services, de vision et si l’industrie globalisée a le dernier mot sur ce que nous mangeons ?
Pour chercher des solutions à la crise agricole, repenser les objectifs de notre agriculture et doter le Québec de politiques durables en matière de développement rural, d’alimentation et de gestion des territoires.
« nous demandons au Gouvernement du Québec de convoquer les États généraux de l’agriculture, de l’alimentation et du territoire du Québec réunissant les représentants des agriculteurs, des intervenants du monde agro-alimentaire et de la société civile dans une vaste assemblée démocratique et citoyenne. »
Rémunération des agriculteurs, établissement des jeunes, gestion de l’offre et plans conjoints, monopole syndical, poids grandissant des intégrateurs, destruction des boisés au profit de l’épandage des lisiers, pollution des nappes et des rivières, virage bio, conciliation entre « droit de produire » et droits des citoyens des campagnes, protection de la bio-diversité, OGM, biotechnologies et droits des consommateurs, autant d’enjeux fondamentaux qui détermineront l’avenir du Québec rural et qui appellent à une discussion ouverte, généreuse, adulte.
L’objectif ultime est de permettre aux organisations agricoles et aux
organisations citoyennes de dégager une vision commune du
développement agricole qui se traduira par l’adoption
d’une politique d’agriculture durable pour le Québec.
Source : États généraux de l’agriculture, de l’alimentation et du territoire du Québec



