Crédit image : Pierre Berger

Nouveau Plan de transport en commun

Devoir s’inscrire au transport adapté, ou devoir abandonner son autonomie et demander à des parents et amis pour ses courses et ses rendez-vous, ou devoir marcher davantage, voilà des perspectives peu encourageantes pour plusieurs usagers et usagères qui ne peuvent plus utiliser le transport en commun depuis le nouveau Plan de transport de la Société de transport de Sherbrooke (STS). Et cela pour ceux et celles qui n’ont pas d’auto parce qu’ils ne peuvent se la payer ou conduire.

Pourtant, ailleurs dans d’autres services impliquant des élus, comme lors de la présentation d’une nouvelle réglementation interdisant l’agrandissement des maisons mobiles, les ci­toyens concernés s’y sont op­posés et le comité consultatif d’urbanisme (UCC) a été « à l’écoute des citoyens ». Mon­sieur Louis Brochu a déclaré qu’il a toujours considéré que « les élus et les citoyens s’in­fluenceraient mutuellement » et l’UCC a été ouvert aux do­léances des citoyens (La Tri­bune, 08-09-06). Pourquoi est-ce si différent à la STS ?

Aux dires de la direction, il devait .y avoir « un virage à 180 degrés » (La Tribune, 25-08­06). « Aucune donnée précise n’était utilisée pour justifier les anciens circuits » y rajoute-t-on (id.). Comme si tout ce qui avait été fait avant n’avait aucune valeur et que les élus n’agissaient que par « pressions politiques ! Peu respectueux pour nos élus et les fonctionnaires alors en place…

Ce qu’on entend actuellement, c’est que les usagers devront s’habituer aux « changements » et que la STS est satisfaite. Aucune entreprise privée qui aurait des concurrents pour un même service donné, n’agirait comme la STS le fait présente­ment face à sa clientèle. Mais la STS n’a pas de concurrent et les élus ont abandonné leurs pouvoirs aux ordinateurs, aux spécialistes. « Les spécialistes ont parlé » comme l’a exprimé monsieur François Fouquet dans un éditorial très perti­nent dans La Nouvelle du 6 septembre 2006.

L’effet ping-pong

En effet, si les élus de la Ville de Sherbrooke (dont cinq sont de la STS) renvoient les usa­gers à la STS, et que les élus de la STS renvoient les usa­gers aux spécialistes, comment doivent se sentir les citoyens et citoyennes concernés par le nouveau Plan de la STS ? Que plusieurs usagers et usa­gères disent aux décideurs qu’il manque des autobus aux bonnes places et qu’il y en a trop à certaines heures, qu’il y a actuellement un terminus en zone désertique, qu’il est impossible « d’apprendre » les horaires changeant à chaque heure. Ça semble peine perdue ! Pourquoi ?

 

 

 

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