Nous voyons souvent la vieillesse comme une étape négative de notre vie

Dans la vie, il y a des bébés malades et d’autres en santé, des adolescents malades et d’autres en santé, des jeunes malades et d’autres en santé, puis il y a aussi des personnes âgées malades et d’autres en santé. On ne s’en sort pas. Alors, composons avec cette situation humaine.

Cette prémisse exprime une réalité incontournable. En soi, la vieillesse ne peut être qualifiée pleinement de « positive », car elle nous rapproche de la fin, dernière étape de notre existence que nous n’avons pas demandée.

Pourtant, la vieillesse peut être vécue de façon enrichissante, pleine de réflexions, d’expériences, et de liens précieux avec nos proches. Le regard que nous posons sur cette période de vie, notre attitude et notre ouverture aux petites joies du quotidien peuvent transformer ce temps en une étape plus sereine et lumineuse.

La sagesse veut de ne jamais mettre la vieillesse en opposition avec la jeunesse, ce sont deux étapes profondément différentes et toutes deux font parties intégrantes de nos vies, il ne s’agit pas d’un duel.

Ne nous imposons pas un jugement là où il devrait y avoir, tout simplement, un constat, à savoir que les différences sont des étapes nécessaires d’un même parcours humain.

Vieillir on ne le choisit pas, alors, allons-y, vivons jusqu’à la fin.

« Vieillir heureux, c’est aborder chaque journée avec passion et positivité.  L’âge n’est qu’un chiffre, et que ce qui compte réellement, c’est l’attitude avec laquelle on choisit de vivre. »

Au bel âge, certaines personnes, en santé bien sûr, ont plus de propension au bonheur. Elles ont le temps et elles savent ce qu’elles veulent.

« La vieillesse, à certains égards, maintient certaines personnes dans la bonne humeur, malgré les difficultés », explique le duo, composé d’Evelyne Charuest et Stéphane Garneau.

« Des aînés qui habitent seuls peuvent avoir une vie sociale riche, tandis que d’autres, même entourés, éprouvent de la solitude. Certes, la vie en solo constitue un facteur de vulnérabilité sociale, économique et psychologique chez les aînés. Mais ces personnes ne sont pas toutes fragiles, en perte d’autonomie ou abandonnées par leur famille. »

Vivre seul n’est pas un drame en soi.

Je connais des moines heureux. Ils ont cette capacité de désirer et d’aimer ce qu’ils ont. Ils n’attendent rien de personne.

Attendre quelque chose pour être heureux, c’est remettre sa vie entre les mains du hasard, c’est oublier que le bonheur se trouve souvent dans ce que l’on a déjà. Il dépend plus de l’état d’esprit et du lien social que de l’âge. Il faut dédramatiser et démystifier la retraite en se rappelant, à chaque jour, que le bonheur dans toute notre vie, à date, a toujours été à l’intérieur de chacun de nous et non ailleurs.

Il n’existe pas de limite d’âge pour être heureux. Cette phrase vient contredire l’idée répandue que le bonheur appartient surtout à la jeunesse où tout semble possible.

Avec l’âge, on apprend parfois à apprécier les choses plus simples. On attend moins, on exige moins de la vie. Et c’est souvent à ce moment-là que le bonheur devient plus calme, mais aussi plus vrai.

Virginie Boisvert-Plante, étudiante en médecine et écrivaine, écrit :

« Plusieurs études démontrent que les personnes âgées sont en moyenne plus heureuses que les jeunes. En 1995, des chercheurs de l’Université Fordham ont mené ce qui est aujourd’hui considéré comme une étude classique sur le bonheur. Ils ont passé en entrevue plus de 32 000 personnes afin de connaître leur niveau de bonheur. Faisant suite à la collecte des données, ils ont établi que 38 % des personnes âgées de 68 à 77 ans se disaient très heureuses ; un pourcentage beaucoup plus élevé que dans les cohortes plus jeunes. »

Virginie nous rappelle qu’avec la vieillesse vient la sagesse. On est plus en contrôle de nos émotions et l’on peut faite face aux situations de crise avec plus de calme et, surtout, que la qualité de notre réseau social est d’une importance capitale. Les gens bien entourés sont souvent plus heureux et moins susceptibles de développer des problèmes cognitifs.

Ce sont la quantité des petits moments de bonheur qui font de nos journées un Bonheur. La tristesse côtoie le bonheur, ça fait partie de nos vies humaines. Avec l’âge, on apprend à composer avec elle, sans l’obligation de l’accepter.

Vieillir c’est aimé l’Amour, c’est faire l’Amour que l’on appelle la Tendresse. C’est caresser sa main en tremblant à l’idée qu’elle nous quittera un jour. « C’est aimer une femme et pouvoir lui faire la cour, pour d’autres raisons que la plastique de ses fesses ».

Felix Leclerc, le grand, nous a écrit :

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur
Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur
Car à chaque âge se rattache un bonheur

Me Laurent Pelletier, avocat à la retraite

 

 

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