Déclaration du Québec

Le 8 juin 2006, le Carrefour de solidarité internationale (CSI) tenait la consultation estrienne des États généraux de la solidarité et de la coopération internationales. Plus de cinquante personnes ont répondu à l’invitation du CSI s’inscrivant ainsi dans le processus de la tenue des États généraux de la coopération et de la solidarité internationales initié par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).

Responsables aussi du monde, nous voulons jouer pleine­ment notre rôle dans la cons­truction de rapports justes et solidaires entre les peuples. C’est là l’engagement pris par les États généraux de la coo­pération et de la solidarité internationales qui ont réuni, les 8, 9 et 10 novembre 2006 à Montréal, à l’initiative de

Cette Déclaration du Québec veut exprimer notre vision commune du déve­loppement et de la solidarité internationale, servir de base à notre plaidoyer auprès des autorités politiques, proposer des pistes d’action collective concrètes…

l’AQOCI, des représentants et des représentantes des organisations de la société civile du Québec, de même que des partenaires de plu­sieurs régions du monde. Cette Déclaration du Québec veut exprimer notre vision commune du développe ment et de la solidarité inter­nationale, servir de base à notre plaidoyer auprès des autorités politiques, proposer des pistes d’action collective concrètes et constituer la réplique de la société civile du Québec aux conceptions de l’aide et du développe­ment mises de l’avant dans la Déclaration de Paris, adoptée en mars 2005 par les gouver­nements et par les membres de l’Organisation de coopé­ration et de développement économique (OCDE).

Responsables aussi du monde, la société civile veut apporter sa contribution spécifique à la construction de cet autre monde possible et de plus en plus nécessaire. Comme membres de cette société civile, nous y appor­tons une expertise, une di­versité et une préoccupation pour le bien commun qui sont irremplaçables. Et notre force nous vient autant de notre engagement et de notre capacité de mobilisa­tion que de notre volonté de concertation et de nos acquis sur le terrain. C’est cette richesse que nous voulons ensemble mettre à profit parce que nous sommes res­ponsables aussi du monde. Voici, un résumé de l’état du monde et de nos reven­dications et engagements.

L’état du monde

La mondialisation néo­libérale domine l’agenda économique et politique et fait ses ravages : disparité croissante entre richesses éhontées et pauvretés scan­daleuses, affaiblissement des États, domination des logiques commerciales et fi­nancières de l’économie, privatisation des services publics, marchandisation de plus en plus grande des con­naissances, du vivant et de même ce qui était tradition­nellement le bien commun. De nombreuses expériences prometteuses et la renais­sance d’une mobilisation politique constituent toute­fois des signes d’espoir.

Nos revendications

Nous vouions construire un monde fondé sur le droit et sur les droits (individuels et collectifs). C’est pour nous un rempart fondamental contre la pauvreté, les injus­tices, la guerre et la violence. Nous exigeons partout l’égalité entre les femmes et les hommes, contribuant ainsi à l’empowerment des femmes. Nous condamnons la guerre et la militarisation comme manières de régler les conflits. Nous refusons et dénonçons le détour­nement d’une partie de l’aide au développement au profit de considérations « sé­curitaires », liées à la « guerre au terrorisme ».

Nos engagements

Améliorer, dans le respect des identités diverses de chacun, la coordination entre les organismes de coo­pération internationale. Il est urgent de développer des analyses communes et des plans d’action plus concrets, tant dans certaines de nos interventions à l’étranger qu’ici, dans notre travail d’éducation du public et dans nos revendications face aux autorités gouvernementales. Faire accepter le 0,7 % comme une norme sociale reconnue de plus en plus par les institutions et les entre­prises de la société à titre de contribution nécessaire de chacune au financement de projets concrets de solida­rité internationale.

Source : Site du CSI www.csisher.com et site de l’AQOCI.

 

Par le CSI et l’AQOCI

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