La Régie d’assurance automobile du Québec et les d compagnies d’assurance automobile devraient réduire respectivement les primes d’assurance de 10 $ pour encourager les automobiles à munir leur automobile d’un feu arrière surélevé. Cette mesure devrait aussi s’appliquer à ceux et celles qui achètent une voiture neuve déjà munie du nouveau système de balise.
C’est la demande que formule l’A.C.E.F. de l’Estrie, le C.I.P.A.E. et la Fédération Nationale des Associations de Consommateurs du Québec à la Régie d’assurance automobile du Québec et aux compagnies d’assurance. Cette demande vise à réduire le nombre de victimes de la route, qui a atteint cette année des proportions intolérables.
Le feu arrière surélevé réduit de moitié les collisions arrières. Mieux, ce feu arrière réduit du tiers le prix des réparations après collision amère. Aux États-Unis, les collisions arrières représentent le tiers de toutes les collisions entre deux automobiles.
Au Québec, en 1984, il y a eu 331 000 collisions impliquant deux automobiles. Selon les spécialistes du Bureau d’assurance du Canada, il est probable que le nombre de collisions arrières soit supérieur à 30 % au Québec. De fait, l’hiver québécois est particulièrement propice pour ce type de collision.
Aux États-Unis, en 1978, le coût moyen des réparations dues aux collisions arrières était de 317 $ en argent US. Pour les automobiles munies d’un feu arrière surélevé, la facture moyenne chutait à 194 $, soit une réduction de 38 %. Dans la mesure où nous aurions au Québec une économie qui se situe dans le même ordre de grandeur, il n’est que normal que les automobilistes qui ont un feu arrière surélevé bénéficient d’une réduction de leurs primes d’assurance. C’est une façon positive d’encourager la sécurité publique.
Il y aurait, bien sûr, une manière plus expéditive de solutionner le problème. Les assureurs diminuent globalement les primes de 20 $ pour l’année 1987 et le gouvernement oblige les automobilistes à faire installer le feu arrière pour le 1er janvier 1988. Cette méthode a l’avantage de ne pas entraîner de problèmes administratifs.
Présentement, le gouvernement du Québec constate que l’éducation du public n’est pas efficace pour réduire le nombre de victimes. Il a décidé d’utiliser la méthode punitive : augmentation des amendes et des peines d’emprisonnement et augmentation des contrôles policiers.
Mais il existe d’autres moyens pour réduire le nombre des victimes de la route. Parmi ceux-ci le feu arrière en est un qui a fait ses preuves et qui a déjà trop tardé à être obligatoire sur les véhicules neufs.
Il faut de toute urgence en encourager l’installation !
Jacques Côté
pour l’Association coopérative d’économie familiale



