Les quatre derniers jours du mois d’octobre et le premier jour du mois de novembre dernier se tenait à Sherbrooke le 15e congrès du Conseil Central des Syndicats Nationaux (CSN), de Sherbrooke.
Se déroulant dans un contexte. de remise en question de nos droits sociaux et du rôle de l’état (rapport Gobeil et rapport, McDonald), de vent de privatisation (rapport Fortier) et de dérèglementation (rapport Scowen), le congrès portait aussi une grande charge d’émotion triste suite à l’information sur le décès de Gaston Harvey venu appuyer les grévistes du Manoir Richelieu.
Plus de 120 personnes assistèrent à ce congrès considéré par. plusieurs comme un congrès de consolidation et de réorganisation interne. Notons au passage que la CSN représente plus de 90, syndicats en Estrie regroupant au-delà de 10 000 membres. D’ailleurs, depuis le dernier : congrès (voilà deux ans), plus de 500 nouveaux-nouvelles membres répartis-es dans 19 syndicats ont adhéré à la CSN dans la, région. On relève seulement deux désaffiliations pour la même période de temps.
Plusieurs questions furent abordées pendant ce congrès : économie régionale et emploi » santé et sécurité au travail, condition féminine, organisation interne, etc… Une des propositions majeures selon M. Hains, responsable à l’information, se réfère à la création d’un fonds régional d’appui aux luttes. Se voulant un instrument concret de solidarité, ce fonds vise aussi à mieux organiser et à mieux orchestrer le soutien aux différentes luttes menées par les syndiqués-es.
Une autre proposition importante votée par le congrès concerne la réorganisation des structures représentatives. Un conseil syndical regroupant 14 personnes (exécutif, responsables de dossiers et de zone) verra à l’organisation et la mise en application des décisions du congrès. Soulignons qu’une dizaine de personnes siégeant à ce comité se révèlent être des militants et militantes toutes fraîches (et vive la relève !!!).
Mais le plein air faisait aussi partie du programme du congrès; deux sorties extérieures ont en effet eu lieu. La première sortie s’est effectuée sous la forme d’une marche silencieuse devant les bureaux de la S.Q. (Sûreté du Québec) pour dénoncer l’intervention mortelle de la police aux abords du Manoir Richelieu où, faut-il le rappeler, Gaston Harvey a trouvé la mort.
La seconde sortie, plus bruyante, s’est déroulée devant les bureaux du député provincial Hamel pour faire pression en vue d’accélérer les négociations dans le secteur public et para-public, pour soutenir les demandes des travailleurs et travailleuses des garderies et enfin pour souligner la responsabilité gouvernementale dans le conflit du Manoir Richelieu et la mort de Gaston Harvey.
Bref, un congrès d’organisation et de consolidation pour mieux résister aux différentes attaques des gouvernements et du patronat et ce, par le biais de l’éducation syndicale, une plus grande démocratie et implication interne et une meilleure défense des conventions collectives et de nos droits sociaux en général.


