« Les classes dirigeantes parlent de paix, niais elles font la guerre ; de justice, mais elles pratiquent l’exclusion ; de créativité, mais elles excluent tous ceux qui ne créent pas de richesse financière ; d’amitié, mais elles mettent en place des conditions qui suscitent les oppositions ; de qualité de vie tout en acceptant que 2,6 milliards de personnes vivent sans latrines. » Ricardo Petrella
Le Canada fait partie de ces pays dans lesquels les classes dirigeantes manquent à leur responsabilité envers la population. En prend pour exemple, les conservateurs qui avaient appuyé le projet de loi du Bloc québécois (BQ) lorsqu’ils étaient dans l’opposition. Ce projet demandait la pleine rétroactivité des remboursements aux personnes âgées qui étaient privées de prestations du programme de « Supplément de revenu garanti » (SRG) auxquelles elles ont droit. Par la suite, cet appui s’est transformé en promesse électorale durant la campagne 2005-2006.
Élu, Stephen Harper est revenu sur sa parole et depuis le printemps 2007, il se limite à une rétroactivité de 11 mois, privant ainsi quelque 40 000 personnes au Québec, âgées et pauvres, de sommes d’argent auxquelles elles ont droit. Plusieurs vivent dans l’isolement et elles ignoraient l’existence du programme ou elles trouvaient les démarches pour y accéder trop difficiles. Du côté gouvernemental, les moyens n’ont pas été pris pour les informer. Imaginez, une de ces personnes, aujourd’hui âgée de 77 ans, ignorante de ce supplément et qui vit dans le dénuement avec sa seule pension (de la sécurité) de vieillesse depuis l’âge de 65 ans ! En 2007, la pension est fixée à 497,83 $ et le SRG atteint un montant maximal de 638 38 $. Honte à nos gouvernements fédéraux !
Les pétrolières, ces bien-aimées
Le gouvernementales moyens d’offrir la pleine rétroactivité qui coûterait 3,1 milliards $. Avec un surplus de 11,6 milliards $ pour l’année en cours, il a accordé des crédits d’impôts aux pétrolières de l’Ouest : Shell, 59 millions de plus, Talisman Energy, 80 millions, Imperial Oil, 107 millions.
Sur la colline parlementaire, les milliards s’accumulent et au grand cirque de la mondialisation néolibérale, dont fait partie le gouvernement de Stephen Harper, la détériorisation du filet de la sécurité sociale ne cesse de s’agrandir !
