Au cours des dernières années, nous devons constater un durcissement du discours néolibéral et le succès qu’il remporte tous les jours dans sa lutte aux politiques d’intervention de l’État, de type keynésien, et de ses politiques expansionnistes qui visent le plein emploi. Le discours néolibéral est passé de la réduction des dépenses étatiques au déficit zéro et à la négociation secrète de l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) qui visait à donner tous les droits aux entreprises et toutes les obligations aux gouvernements.
Nos gouvernements, tant à Ottawa qu’à Québec, se sont conformés avec empressement à tous les diktats du courant néolibéral. Nous pouvons dire que les dernières années ont été consacrées, par nos gouvernements, aux orientations pour atteindre le déficit zéro. Pour les services publics, ces orientations, ont signifié des compressions budgétaires qui ont dépassé le seuil critique.
Et les premiers à en faire les frais furent les plus démunis, qui sont les assistés sociaux et les chômeurs et chômeuses. De leur côté, les 500 plus grandes corporations ont licencié pas moins de 400 000 personnes salariées en moyenne par an de 1985 à 1995. Ces années étaient pourtant des années de croissance économique… Le fait est que la croissance économique n’est plus créatrice d’emplois et que la règle est maintenant de produire toujours plus avec moins de personnes salariées.
Serons-nous capables de renverser la vapeur ?
Le temps est venu plus que jamais de renverser la vapeur sur tous les fronts. Les prochains mois seront plein d’actions pour imposer une vision du développement juste et équitable pour tous et toutes.
Pensons à la lutte des garderies pour une négociation nationale sur leurs conditions salariales et à la négociation du secteur public; à la Marche mondiale des femmes en l’an 2000, pour contrer la violence et la pauvreté; aux demandes syndicales et populaires pour mieux partager la richesse notamment par une fiscalité équitable qui assure un financement adéquat et stable de nos services publics et par des politiques économiques qui ciblent la réduction du chômage et la redistribution de la richesse. Ces luttes sont déterminantes et peuvent amener des changements sociaux positifs pour l’ensemble de la société.
Aux portes de l’an 2000, il nous faut plus que jamais travailler ensemble pour la solidarité, l’emploi et la justice sociale.
Solidairement



