La Réforme de l’éducation change plusieurs choses, mais elle a surtout des effets sur l’évaluation des élèves. En effet, elle implique que, dorénavant, en plus de l’évaluation des compétences disciplinaires, c’est-à-dire, les connaissances de base, les enseignants et enseignantes doivent évaluer les compétences transversales des élèves.
Ces compétences, qui sont au nombre de neuf, peuvent être évaluées à tout moment, peu importe la matière ou l’activité que fait l’élève. Durant ses onze années de primaire et de secondaire, il est donc évalué sur ses compétences à exploiter l’information; à résoudre des problèmes, à exercer son jugement critique, à mettre en œuvre sa pensée créatrice, à se donner des méthodes de travail efficaces, à exploiter les technologies de l’information et de la communication, à actualiser son potentiel, à coopérer et, finalement, à communiquer de façon appropriée.
De plus, la méthode préconisée d’apprentissage des compétences disciplinaires des élèves est la pédagogie du projet. Cette méthode implique que le ou la professeur-e débute son enseignement d’une connaissance par un projet, par lequel l’enfant découvre lui-même ce qu’il doit apprendre.
En outre, la Réforme apporte aussi des modifications aux bulletins qui, grosso modo, sont maintenant élaborés à la discrétion du corps professoral, des écoles et des commissions scolaires. Les cycles ont également changé, passant au nombre de trois au primaire. Un élève bénéficie donc de deux ans pour acquérir des compétences, au lieu d’un an. Il ne peut donc plus reprendre sa première année, comme avant ; s’il a besoin de doubler, cela se fera à la fin de son premier cycle, après sa deuxième année.



