Déclaration universelle des droits de l’homme
Le 10 décembre 1998 sera le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).
Cette Déclaration découle, en grande partie, du désir de paix qu’ont eu certains pays au lendemain de la deuxième guerre mondiale 1939-1945. Conséquemment, la Commission des droits de l’Homme de l’ONU (Organisation des Nations Unies) constitue, en 1946, un comité de rédaction1 de la DUDH. C’est le canadien John Humphrey qui rédige le document lequel a servi de base au comité de rédaction.
La DUDH est adoptée au Palais de Chaillot de Paris. Il y avait 58 États membres de l’Assemblée générale des Nations Unies : 48 ont voté en faveur de la proposition, huit se sont abstenus alors que deux étaient absents.
La Déclaration universelle des droits de l’Homme contient 30 articles qui concernent en particulier trois secteurs : la non-discrimination, les droits civils et politiques ainsi que les droits économiques et sociaux.
Un poids moral
Une déclaration n’a pas force de loi mais a un poids moral. La mise en application d’une déclaration se fait par la ratification de conventions ou pactes. La Charte des droits de l’Homme comprend la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Des mécanismes ont été mis en place pour surveiller l’application de ces pactes. Aussi, les pays introduisent souvent les principes dans leurs lois nationales.
Pour son cinquantenaire, l’ONU a choisi un thème qui souligne l’indissociabilité de l’ensemble des droits, qu’ils soient civils, culturels, économiques ou politiques : « Tous les droits de l’Homme : nos droits à tous ». Au Québec, il a été modifié pour devenir « Tous les droits humains pour tous et toutes ».
Pour l’avenir
La déclaration est proclamée « comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et organes de la société, ayant cette déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sur leur juridiction ».
Est-on près d’atteindre cet objectif ? Où en est-on 50 ans après ? A-t-on atteint les limites en matière de droits et libertés ? Est-ce que les droits et libertés ont un avenir compte tenu de l’influence du néolibéralisme ? Lorsqu’on a des droits, on a aussi des responsabilités !
Un forum
Pour réfléchir et discuter sur ces questions, la Ligue des droits et libertés, section Estrie, organise un forum. Messieurs Louis Desmeules et Alain Létourneau, professeurs de philosophie ainsi que madame Michèle Vatz-Laaroussi, professeure en service social seront les personnes invitées à nous donner leur point de vue. Après les exposés, une discussion-débat avec les gens présents suivra.
Cette activité aura lieu le mercredi, 9 décembre, à la bibliothèque municipale Éva-Senécal, 420, rue Marquette, salle 4, à 19 heures. Bienvenue à tous et à toutes. Venez jaser avec nous !
- Ce comité était formé de Eleanor Roosevelt (États-Unis), René Cassin (France), Charles Malik (Liban), Peng Chun (Chine), Hernan Santa Cruz (Chili), Alexandre Bogomolov/Alexei Pavlov (Union des Républiques socialistes soviétiques), Lord Dukeston/ Geoffrey Wilson (Royaume-Uni), William Hodgson (Australie) et John Humphrey (Canada).



