Cinquantième anniversaire

21 novembre 1998

Déclaration universelle des droits de l’homme

Le 10 décembre 1998 sera le cinquantième anniversaire de la Déclaration uni­verselle des droits de l’homme (DUDH).

Cette Déclaration découle, en grande partie, du désir de paix qu’ont eu certains pays au lendemain de la deuxième guerre mondiale 1939-1945. Conséquemment, la Com­mission des droits de l’Hom­me de l’ONU (Organisation des Nations Unies) consti­tue, en 1946, un comité de rédaction1 de la DUDH. C’est le canadien John Humphrey qui rédige le do­cument lequel a servi de base au comité de rédaction.

La DUDH est adoptée au Palais de Chaillot de Paris. Il y avait 58 États membres de l’Assemblée générale des Nations Unies : 48 ont voté en faveur de la pro­position, huit se sont abste­nus alors que deux étaient absents.

La Déclaration universelle des droits de l’Homme con­tient 30 articles qui con­cernent en particulier trois secteurs : la non-discrimina­tion, les droits civils et poli­tiques ainsi que les droits économiques et sociaux.

Un poids moral

Une déclaration n’a pas for­ce de loi mais a un poids moral. La mise en applica­tion d’une déclaration se fait par la ratification de conventions ou pactes. La Charte des droits de l’Hom­me comprend la Déclara­tion universelle des droits de l’Homme, le pacte inter­national relatif aux droits ci­vils et politiques ainsi que le pacte international relatif aux droits économiques, so­ciaux et culturels. Des mécanismes ont été mis en place pour surveiller l’appli­cation de ces pactes. Aussi, les pays introduisent sou­vent les principes dans leurs lois nationales.

Pour son cinquantenaire, l’ONU a choisi un thème qui souligne l’indissociabi­lité de l’ensemble des droits, qu’ils soient civils, cultu­rels, économiques ou politi­ques : « Tous les droits de l’Homme : nos droits à tous ». Au Québec, il a été modifié pour devenir « Tous les droits humains pour tous et toutes ».

Pour l’avenir

La déclaration est procla­mée « comme l’idéal com­mun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et organes de la société, ayant cette déclaration constam­ment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’édu­cation, de développer le res­pect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des me­sures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’applica­tion universelles et effecti­ves, tant parmi les popula­tions des États Membres eux-mêmes que parmi cel­les des territoires placés sur leur juridiction ».

Est-on près d’atteindre cet objectif ? Où en est-on 50 ans après ? A-t-on atteint les limites en matière de droits et libertés ? Est-ce que les droits et libertés ont un a­venir compte tenu de l’in­fluence du néolibéralisme ? Lorsqu’on a des droits, on a aussi des responsabilités !

Un forum

Pour réfléchir et discuter sur ces questions, la Ligue des droits et libertés, section Estrie, organise un forum. Messieurs Louis Desmeules et Alain Létourneau, profes­seurs de philosophie ainsi que madame Michèle Vatz­-Laaroussi, professeure en service social seront les personnes invitées à nous donner leur point de vue. Après les exposés, une dis­cussion-débat avec les gens présents suivra.

Cette activité aura lieu le mercredi, 9 décembre, à la bibliothèque municipale Éva-Senécal, 420, rue Mar­quette, salle 4, à 19 heures. Bienvenue à tous et à toutes. Venez jaser avec nous !

  1. Ce comité était formé de Eleanor Roosevelt (États-Unis), René Cassin (France), Charles Malik (Liban), Peng Chun (Chine), Hernan Santa Cruz (Chili), Alexan­dre Bogomolov/Alexei Pavlov (Union des Républiques socialis­tes soviétiques), Lord Dukeston/ Geoffrey Wilson (Royaume-Uni), William Hodgson (Australie) et John Humphrey (Canada).

 

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