« Contre les violences faites aux femmes la paix en toute complicité »

1 mars 2002

Dans un monde où sexisme, violences, pauvreté font la une des discussions partout autour de nous, nous en arrivons souvent à oublier le positif, les unions qui font que les liens entre les femmes restent étroits, malgré toutes les luttes. Ce texte se veut une réflexion positive sur l’essentiel et un hommage à la complicité qui unit les femmes aux différentes générations.

Devenir grand-mère à l’automne de sa vie, n’est-ce pas un cadeau extraordinaire dans une vie de femme ? J’entends d’ici toutes les « mamies » me répondre un grand OUI joyeux et rieur; je vois leurs yeux se remplir de fierté et je sens leur cœur fondre de tendresse. Et surtout, je sais que chacune d’elles est con­vaincue que ses petits-enfants sont les plus beaux du monde. Et nous avons toutes raison. Pourquoi nous en priver ?

Depuis que j’ai des petits-enfants, je sens entre leur cœur et le mien, tel un cordon ombilical, un lien mys­térieux, merveilleux et chaleureux. Entre nous, les fils passent direc­tement, sans entrave et créent la plus belle des toiles faite de compré­hension, de tendresse et surtout, d’ une très grande complicité.

Complicité du cœur !

Mes petits me font redécouvrir le meilleur en moi. Avec eux et pour eux, je réapprends à ressentir le tendre, le doux, le bon et le mer­veilleux qui m’habite. Nos yeux se rencon­trent… et voilà l’amour qui passe ! Un sourire et deux petits bras autour de mon cou… et voilà mon cœur déridé, défroissé, dilaté, qui s’ouvre aux valeurs essentielles de la vie !

Complicité de vie !

Pour eux, pas besoin de porter des vêtements griffés, d’avoir un gros compte en banque, de performer au travail. Je n’ai qu’à être leur grand-maman qui les adore et le tour est joué.

Pour eux, je redécouvre du temps pour célé­brer, pour les écouter, les bercer, les consoler, les encourager. Et tout m’est rendu au cen­tuple. Quelle merveille ! La complicité toute neuve entre mes petits et moi me fait renaître à une vie renouvelée.

Complicité des petits riens qui font la vie !

Quelle grand-mère n’a pas oublié l’heure du dodo pour raconter la même histoire pour la centième fois ? Quelle grand-mère n’a pas fer­mé les yeux sur la petite bêtise de l’enfant ? Quelle grand-mère n’a pas réappris à rire de bon cœur, à chanter à tue-tête, à danser tout son soûl ? Quelle grand-mère ne s’est pas dé­passée pour le seul plaisir de voir sa petite-fille ou son petit-fils heureux et joyeux ? Si c’est le sens qu’on donne à l’expression « retomber en enfance », et bien soit, je suis partie prenante.

Complicité sacrée de la vie !

Je vous laisse avec cette histoire douce et belle. Ma petite fille est dans mon lit, blottie contre moi et elle m’avoue qu’elle vient de remercier le Seigneur de lui avoir donné une grand-maman comme moi. À travers mes larmes, ma vie venait de reprendre son sens le plus profond et le plus sacré. La magie de la complicité venait d’opérer encore une fois.

Céline Roy, membre du Collectif
Collectif pour le Libre Choix de Sherbrooke
Heureuse grand-maman de
Maia, Arianne, Charlotte et Victor

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