De chez nous… au cœur du développement

1 janvier 2004
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Depuis plus de 25 ans, le Carrefour de solidarité internationale(CSI) réalise divers projets avec des pays du Sud

Au milieu des années I970, divers organismes œuvrant pour la solidarité inter­nationale, la justice sociale et le développement durable déci­dent de fonder une organisation commune qui pourrait soutenir des projets de développement dans les pays du Sud et sensibiliser les Estriens et Estriennes à la réalité et aux enjeux interna­tionaux. Le Carrefour de soli­darité internationale était né.

« On y retrouvait au départ des organismes de coopération tels que Rallye tiers-monde Estrie, Développement et Paix et Amnistie Internationale. Leur but était d’avoir une structure commune pour maxi­miser les impacts de leurs inter­ventions et aussi bénéficier de services communs, d’où le nom de carrefour. Au fil des années, d’autres organismes se sont joints; aujourd’hui, on en re­trouve 27 », d’expliquer le directeur général du CSI, Marco Labrie.

Des projets qui s’échelon­nent sur plusieurs années

Au début des années I990, le CSI s’engage avec des parte­naires sur des programmes de trois à cinq ans touchant diffé­rents volets. « Du même coup, on a limité le nombre de pays où l’on intervenait, soit le Mali, le Pérou, la République domini­caine, Haïti et le Nicaragua afin d’avoir un meilleur contrôle et un meilleur suivi. Cela ne nous empêche toutefois pas d’ap­puyer de petits projets ailleurs, comme ce fut le cas pour le Burkina Faso » de préciser M. Labrie.

C’est à cette même époque que se développent les pre­miers stages de groupe grâce à des ententes avec l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et d’autres organismes. D’une trentaine de stagiaires par année, le CSI en envoie aujourd’hui une cen­taine annuellement sous diffé­rentes formules : les stages organisés en collaboration avec le Collège de Sherbrooke et le Collège Champlain, et les sta­ges supervisés entièrement par le CSI, réalisés dans le cadre du Programme Québec sans fron­tières du ministère des Rela­tions internationales du Qué­bec et le Programme Jeunes Stagiaires Internationaux de l’ACDI.

Un appui à des projets durables

Le CSI fait affaires unique­ment avec des organismes non gouvernementaux (ONG) qui s’occupent de gérer les pro­grammes. « L’avantage de fonctionner ainsi, c’est que ces gens connaissent bien la réalité de leur pays. Ils ont leur pro­pres experts et le processus d’acceptation d’un projet suit un protocole très rigoureux et démocratique. Ces organismes travaillent avec des fédérations paysannes, des coopératives ou autres formes d’associa­tions représentant les citoyens et les citoyennes », d’ajouter M. Labrie. « Les gens sont im­pliqués, ils sont formés aussi. Par exemple, on ne se contente pas de creuser des puits, on montre aux villageois comment le faire et surtout, comment entretenir le puits. Nous visons leur autonomie », de préciser Marco Labrie.

En Estrie, le CSI suit cette même ligne de pensée. « C’est un travail d’équipe car nous travaillons énormément avec les différentes ressources pré­sentes en région, nos membres, mais aussi d’autres organisa­tions. Par exemple, la Républi­que dominicaine et le Pérou ont adopté un guide sur la sexu­alité préparé par le Centre de santé des femmes de l’Estrie. On tente de créer différents partenariats, comme celui qu’on retrouve entre la municipalité de Saint-Camille et une fédéra­tion paysanne du Mali. Plus on sensibilisera de gens à cette cause, plus à leur tour ils en sensibiliseront d’autres… »

Les activités du CSI sont financées à cinquante pour cent par l’ACDI; l’autre cin­quante pour cent par les sta­giaires, des fondations privées, des subventions provinciales et grâce à la générosité de mem­bres de la communauté es­trienne qui, à leur façon, peu­vent ainsi appuyer ces projets de développement.

Source : La Tribune, Cahier spécial sur le CSI, 12 novembre 2003 S3

 

 

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