Déception des personnes handicapées qui ont assisté au Conseil d’admi­nistration de la Corporation métropolitaine de transport Sherbrooke (CMTS) mercredi le 11 octobre dernier. Sa présidente, Madame Sylvie Lapointe, a en effet démontré très peu d’ouverture aux explications des personnes venues dire la nécessité de conserver les « rajouts » de minibus ou taxis nécessaires lors d’activités de groupe. Depuis 20 ans que la CMTS gère le transport adapté, il n’y a jamais eu de coupures de cette sorte privant les personnes voulant travailler ou fêter ensemble. Il est dommage et parfois décourageant de constater que les acquis concernant la reconnaissance des besoins des personnes handicapées sont toujours aussi fragiles. Voici le texte de la lettre remise aux membres du C.A. de la CMTS. France Croteau, secrétaire du C.A. du RUTASM

Madame, Messieurs,

Nous sommes ici pour demander de rétablir les ra­jouts au transport adapté pour les mois d’octobre, no­vembre et décembre 2000.

Au transport régulier, vous ne cesseriez pas de desservir subitement les écoliers avec vos « extras » parce qu’il se révélerait qu’un déficit est entrevu pour la fin de l’année. Vous ne laisseriez pas les écoliers sur le coin de la rue comme mesure de pression à la Commission scolaire. Vous choisiriez pour l’année sui­vante de rencontrer la Com­mission scolaire pour discu­ter des coûts.

Des rajouts au transport adapté s’appliquent pour toutes les activités de grou­pes qui décident de faire des formations, des assemblées corporatives, des danses, des sorties pour aller voir des joutes de hockey, etc. Comme les règlements de la Corporation métropolitaine de transport Sherbrooke (CMTS) le demandent, les organismes ou groupes de loisirs préviennent la CMTS une semaine à l’avance ou au début de l’année (quand ils le peuvent) pour l’in­former des activités. La CMTS a depuis toujours mis le transport nécessaire, les rajouts, selon les be­soins.

Concernant les déficits « invoqués » pour les cou­pures actuelles, nous savons tous que la CMTS a déjà assumé ses déficits à même ses budgets (affectations, immobilisations). Des dépenses imprévues cette an­née, oui, nous voulons bien. Le ministère du Transport du Québec (MTQ) a injecté un peu plus de financement, mais pas suffisamment. Les personnes handicapées doi­vent-elles payer la note ?

Au Regroupement des usagers du transport adapté du Sherbrooke Métropoli­tain (RUTASM), nous sa­vons les pressions de l’ATUQ, l’Association des gros transporteurs urbains pour défier le MTQ. La première responsabilité de la CMTS est toutefois ses citoyens et citoyennes, et sa réputation de métropole of­frant un service de qualité en transport adapté dans la région.