Des étudiantes reviennent bouleversées

1 janvier 2005

Stage au Nicaragua

Depuis 15 ans , des étudiants en Sciences humaines du Collège de Sherbrooke partent au Nicaragua faire un stage de découverte et de sensibilisation aux réalités de ce pays. Plusieurs en reviennent émerveillés ou bouleversés par ce stage qui leur sert, dans chaque coin du pays visité, des images inoubliables. Voici quelques textes reflétant leur vécu.

Après quatre jours à Ometepe

Par Sonia Lapointe

Ometepe, en tout cas en ce qui concerne la communauté de Balguë, me semble être un endroit paradisiaque. Tout est différent de chez moi. La végétation et les paysages sont magnifiques. Par contre, j’ai l’impression que tout ceci cache une réalité plus difficile. Nous vivons quand même dans des familles plutôt riches compa­rées aux maisons éloignées de la route. Beaucoup de pauvreté semble cachée par le paysage. Je me rends compte plus que jamais à quel point je suis chanceuse d’avoir la vie que je mène. Par exemple, l’aide financière de mes parents, l’éducation, la liberté d’ex­pression et les soins de santé disponibles et gratuits sont pour moi des choses tout à fait naturelles. Par contre, ici, au Nicaragua, la satisfaction de ces besoins relèvent de privilè­ges réservés à ceux qui ont de l’argent. Malgré tout, ces gens que nous côtoyons sur cette île paradisiaque à mes yeux, me semblent être sympathiques et toujours prêts à s’entraider. Bien qu’ils n’aient pas beau­coup de biens matériels, ils ont des expériences et du vécu à partager. Finalement, le début de mon travail à la cancha de basket-ball me donne l’effet de gens désorganisés et dépourvus de ressources. L’entente et la compréhension entre nous et les Nicaraguayens se fait plus ou moins bien. Par contre, ils ont de la volonté et du cœur à l’ouvrage et en y mettant du mien, je suis certaine que je pourrai découvrir une mer­veilleuse culture.

Après quatre jours à San Pedro

Par Marie-Douce Provencher

Notre maison est très bien, notre chambre confortable, la famille intéressante… Par contre, il n’y a pas vraiment d’endroit pour se laver, il y a le puits commun (où les gens ne cessent de te regarder) ou à côté de la cuisine, chez nous. La diversité dans la bouffe n’est pas très présente, mais il y en a tout de même un peu.

La communauté est soucieuse de notre bien-être mais, en même temps, nous ne voyons pas vraiment la communauté parce que nous déjeunons, dînons, soupons et travaillons ensemble. Il est un peu plus dur de s’intégrer à la commu­nauté de cette façon. Il y a aussi moins de ressources qu’aux autres endroits et les maisons sont éloignées les unes des autres, ce qui ne facilite pas la communication. Les gens me semblent sympathiques et bons vivants. Ils s’arrangent avec ce qu’ils ont et c’est bien comme cela pour eux. Avec leur manque de ressources, ils n’arrivent pas à faire de grands miracles. Mais ils font du mieux qu’ils le peuvent. Une chose est sûre, les paysages sont paradisiaques ! Les montagnes, les animaux, tout est beau !

 

 

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