Transport en commun de la région sherbrookoise
Avec la rentrée scolaire, le transport en commun de la région de Sherbrooke a repris le devant de la scène à cause du refus de la Corporation métropolitaine de transport Sherbrooke (CMTS) de reporter pour l’année en cours le tarif étudiant pour les étudiants et étudiantes âgés de plus de 21 ans. Loin de demeurer insensible à cette injustice, le Comité des usagers du transport urbain de Sherbrooke (CUTS) garde plus que jamais le cap pour amener les usagers et usagères du transport en commun à un meilleur accès.
Rappelons brièvement qu’au mois de mai dernier, le conseil d’administration de la CMTS décidait d’engager une firme pour évaluer le degré de satisfaction des usagers du transport et de recueillir les besoins spécifiques des clientèles. Deux représentants du CUTS ont participé à la consultation. Pour l’obtention d’une première opinion, des sondages ont été réalisés auprès des utilisateurs ainsi que des conducteurs d’autobus.
Premier principe
Dans ses recommandations, le Comité a introduit l’idée de nouvelles façons de faire pour la région. Ainsi, met-il de l’avant le principe du pollueur-payeur. Il suggère d’augmenter la contribution des automobilistes au transport en commun incluse dans les frais d’immatriculation, et ce, principalement pour les résidents en région urbaine. De plus, estime-t-il, le ministère de l’Environnement devrait participer au financement du transport en commun en soutien aux efforts de baisse à la pollution.
Deuxième principe
En second lieu, les membres du Comité proposent une tarification ajustée au revenu et non au statut ou à l’âge. Ainsi, le transport serait gratuit pour les adultes dont les revenus se situent en dessous du seuil de pauvreté. Le ministère de la Santé et des Services sociaux serait sollicité pour compenser les pertes de revenus encourues par les corporations de transport.
Pour ceux dont les revenus sont supérieurs au seuil de pauvreté, une exonération d’impôt pourrait s’appliquer pour les encourager à utiliser le transport en commun.
Nous croyons aussi que le ministère de l’Éducation devrait dédommager les corporations de transport plutôt que d’imposer un plein tarif aux étudiants qui ne peuvent bénéficier du transport scolaire.
Troisième principe
Le Comité recommande en plus l’implantation de circuits express qui relieraient les points à haute densité humaine de la ville. Le nombre d’autobus affecté à ces circuits serait élevé. De leur côté, les quartiers résidentiels seraient desservis par des circuits transversaux.
Quatrième principe
Un quatrième groupe de recommandations vient compléter les propositions du Comité. Selon nous, il faut bonifier le service pour augmenter l’achalandage. Ainsi, pourquoi ne pas avoir à bord une personne assignée pour aider les mères avec bébés et poussettes et les personnes à mobilité réduite… Pourquoi ne pas avoir un temps de battement aux lieux où il y a une forte densité de population telles que les écoles, usines, centres d’achat, hôpitaux…
Pourquoi ne pas avoir les mêmes horaires puisque les horaires de travail sont maintenant à temps partiel, de 12 heures ou de fin de semaine… Pourquoi ne pas avoir, en début du mois, une passe journalière pour faciliter l’achat des emplettes ou encore pour les visiteurs. Nous pensons que les recommandations du CUTS pourraient rehausser à long terme les lettres de noblesse du transport en commun et participer ainsi au mieux-être de la Cité.
Carole Archambault,
Comité des usagers du Transport urbain de la région de Sherbrooke
Téléphone : (819) 562-3315

