POLLUTION POLITIQUE ASSURÉE…
Baignant dans un environnement politique « pollué » par une vision sociale teintée de demi-vérités (mais diable, d’où viennent ces fameux surplus budgétaires des gouvernements !!!) , de pseudo-solidarité sociale (n’est-ce pas davantage de la charité pour se donner bonne conscience…), de logique sociale « marchande » (il faut rentabiliser le domaine social…), de rengaine sur la nécessité absolue d’être concurrentiel (lire « être rentable/ profitable $$$ »), etc., il nous faudra, tôt ou tard, prendre les moyens pour arrêter ce type de pollution et, à plus long terme, faire en sorte de l’enrayer…
Mais voilà que, pour y arriver, les personnes sincèrement éprises de justice et d’égalité sociale doivent mettre l’épaule à la roue pour faire débloquer la situation sinon, cela ne sera que vain bavardage… Évidemment, la situation actuelle demande un certain courage puisque les gestes posés en fonction de faire progresser une plus grande justice sociale vont à contre-courant et ne sont pas les gestes les plus à la mode. Cependant, il nous faut briser cette morosité politique et se redonner collectivement espoir.
Et pourquoi pas moi…
Plusieurs s’exclameront que les tâches à accomplir sont énormes et les énergies humaines disponibles peu présentes. Voilà pourquoi il faut nous demander quelle contribution JE serais prête à accomplir pour faire progresser le tout… Les défis qui nous attendent prennent différentes formes et se situent sur différents terrains.
Sur le plan social, la participation au renforcement de nos organisations de défense et de lutte (syndicats, groupes populaires, groupes féministes, associations étudiantes, etc.), s’avère névralgique tout autant que notre engagement dans certaines luttes concernant les orientations gouvernementales par rapport à différents programmes sociaux remettant fondamentalement en cause l’État social que nous nous étions collectivement donné (aide sociale, assurance chômage, services de santé, éducation, aide juridique, etc.)
Cependant, le terrain le moins fréquenté demeure le terrain politique. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette situation mais force nous est de constater que ce terrain doit être aussi occupé, sinon nous laissons tout le terrain à ceux et celles qui tiennent le discours du « chacun pour soi ».
Et si nous osions…
Pour nous, dans la conjoncture actuelle deux pistes de travail s’avèrent particulièrement importantes sur le terrain politique : 1) l’obtention d’un scrutin électoral basé sur une représentation proportionnelle et 2) la construction d’une véritable alternative politique crédible enracinée dans la population et porteuse d’un discours et d’un programme visant à bâtir une société basée sur une plus grande justice sociale.
Alors, laisserons-nous longtemps les autres décider à notre place ou nous donnerons-nous les moyens de « changer le monde » ? Et pourquoi pas maintenant…



