ÉDITORIAL

1 mai 1999

POLLUTION POLITIQUE ASSURÉE…

Baignant dans un environnement politique « pollué » par une vision sociale teintée de demi-vérités (mais dia­ble, d’où viennent ces fameux surplus budgétaires des gouvernements !!!) , de pseudo-solidarité sociale (n’est-ce pas davantage de la charité pour se donner bonne conscience…), de logique sociale « marchande » (il faut rentabiliser le domaine social…), de rengaine sur la né­cessité absolue d’être concurrentiel (lire « être rentable/ profitable $$$ »), etc., il nous faudra, tôt ou tard, pren­dre les moyens pour arrêter ce type de pollution et, à plus long terme, faire en sorte de l’enrayer…

Mais voilà que, pour y arriver, les personnes sincère­ment éprises de justice et d’égalité sociale doivent met­tre l’épaule à la roue pour faire débloquer la situation sinon, cela ne sera que vain bavardage… Évidemment, la situation actuelle demande un certain courage puis­que les gestes posés en fonction de faire progresser une plus grande justice sociale vont à contre-courant et ne sont pas les gestes les plus à la mode. Cependant, il nous faut briser cette morosité politique et se redonner col­lectivement espoir.

Et pourquoi pas moi…

Plusieurs s’exclameront que les tâches à accomplir sont énormes et les énergies humaines disponibles peu pré­sentes. Voilà pourquoi il faut nous demander quelle con­tribution JE serais prête à accomplir pour faire progres­ser le tout… Les défis qui nous attendent prennent diffé­rentes formes et se situent sur différents terrains.

Sur le plan social, la participation au renforcement de nos organisations de défense et de lutte (syndicats, grou­pes populaires, groupes féministes, associations étudian­tes, etc.), s’avère névralgique tout autant que notre en­gagement dans certaines luttes concernant les orienta­tions gouvernementales par rapport à différents program­mes sociaux remettant fondamentalement en cause l’État social que nous nous étions collectivement donné (aide sociale, assurance chômage, services de santé, édu­cation, aide juridique, etc.)

Cependant, le terrain le moins fréquenté demeure le ter­rain politique. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette situation mais force nous est de constater que ce terrain doit être aussi occupé, sinon nous laissons tout le terrain à ceux et celles qui tiennent le discours du « chacun pour soi ».

Et si nous osions…

Pour nous, dans la conjoncture actuelle deux pistes de travail s’avèrent particulièrement importantes sur le terrain politique : 1) l’obtention d’un scrutin électoral basé sur une représentation proportionnelle et 2) la cons­truction d’une véritable alternative politique crédible en­racinée dans la population et porteuse d’un discours et d’un programme visant à bâtir une société basée sur une plus grande justice sociale.

Alors, laisserons-nous longtemps les autres décider à notre place ou nous donnerons-nous les moyens de « changer le monde » ? Et pourquoi pas maintenant…

 

 

 

Partager l'article

facebook iconfacebook icon