Éducation et pauvreté

30 janvier 1999

Au Pérou et au Nicaragua

Nous parlons ici de deux pays chez lesquels, à un certain moment, il y a eu une poussée au niveau de l’amélioration du niveau d’éducation mais, qui ont vécu une stagnation voire un recul en la matière. Pour vous donner un portrait de la situation en 1995, le tableau vous montre quelques chiffres rendus dis­ponibles par l’UNESCO au sujet de l’enseignement de niveau primaire.

Au Pérou, il y a eu un effort afin d’abaisser le taux d’a­nalphabètes au pays. Beau­coup d’écoles ont été cons­truites, des enseignants ont été embauchés et on a ob­tenu certains résultats. Tou­tefois, le gouvernement sous la présidence de monsieur Alberto Fujimoro, a mis fin à ces efforts. On se retrouve maintenant dans la situation où des écoles presque neu­ves ne sont même pas uti­lisées.

Pour ce qui est du Nicara­gua, la situation est diffé­rente. Ce pays a connu la révolution sandiniste en 1979 de laquelle a découlé, entre autres, une campagne d’alphabétisation. En 1980, le taux d’analphabétisme était de 12 %. Il était à 35,4 % en 1995 alors que les sandinistes n’étaient plus au pouvoir. Dans certaines ré­gions rurales, jusqu’à 80 % des enfants de 7 à 14 ans ne vont pas à l’école.

Pauvreté

Selon le PNUD (programme des Nations unies pour le développement), le Pérou a 23 millions d’habitants dont la moitié vit dans la pauvre­té. Pour essayer d’améliorer la situation, des cuisines collectives ont été mises sur pied. En fait, ce sont plus de 250 000 femmes qui font fonctionner 10 000 cuisines collectives.

Toujours selon le PNUD, le Nicaragua., pays de 4,4 mil­lions d’habitants, a 74,8 % de sa population qui vit dans la pauvreté et 43 % de celle-ci est dans l’extrême pau­vreté. Le Nicaragua est un pays qui a connu plusieurs catastrophes naturelles, que ce soit des inondations, des ouragans ou des sécheres­ses. Ceci n’aide en rien leur situation car l’aide humani­taire n’arrive pas à combler le vide créé. Les données suivantes sont antérieures à l’ouragan Mitch.

Les ONG

Les organisations non gou­vernementales (ONG) tra­vaillent dans plusieurs pays, font le Pérou et le Nicara­gua, afin de les aider à amé­liorer leur sort. Cette aide peut prendre différentes formes : ce peut être l’in­vitation des gens de ces pays à venir ici et voir ce qui pourrait être utile chez-eux pendant que nous, nous pouvons apprendre des cho­ses qui pourraient nous être utiles ici ou ce peut être nous qui allons dans ces pays. On n’a qu’à penser aux groupes de technique de travail social du Collège de Sherbrooke qui vont an­nuellement au Nicaragua.

On peut se questionner sur Le droit à l’éducation et le droit à un revenu suffisant chez-nous mais, aussi dans d’autres pays. Un des fac­teurs qui peut expliquer cette situation de pauvreté dans ces pays, c’est r inter­vention du FMI (Fonds mo­nétaire international) par l’imposition de ses PAS (programme d’ajustement structurel), particulièrement en lien avec le rembourse­ment de la dette pour les pays pauvres.

 % d’analphabétisme (15 ans et plus) en 1995

Pérou : 5,5 % Nicaragua : 35,4 % Canada : nd

Espérance de vie
scolaire en 1992

Diffusion de
journaux quotidiens
pour 1000 habitants
1992

Nombre de téléviseurs
par 1000 habitants

Pérou 12,5

Nicaragua 8,5

Canada 17,6

71

23

204

99

67

618