Élections au Venezuela

20 janvier 2026

Au nom de la « sécurité globale » les États-Unis s’arrogent le droit d’intervenir dans n’importe quel pays au nom des droits humains, de la lutte anti-terroriste, de la défense de la démocratie, de la lutte contre le narcotrafic…

Après la Seconde Guerre mondiale, la CIA, organisait et finançait des coups d’État militaires contre les gouvernements gênants (Mossadegh, Arbenz, Allende, …). Aujourd’hui, avant d’en arriver là, elle organise des « révolutions » orange, rose, etc. Pour ce faire, elle a créé au début des années 1980, des agences écrans pour financer et entraîner des groupes d’opposition.

Il s’agit de l’Agence Étasunienne pour le Développement International (USAID) et du Fonds National pour la Démocratie (NED) qui financent et organisent les partis, syndicats, organisations qui s’opposent aux gouvernements à renverser. L’aspect politique et stratégique revient au Albert Einstein Institute (AEI) qui a formé à ses techniques de déstabilisation, le mouvement étudiant yougoslave Otpor, Pora en Ukraine, Zoubr en Biélorussie, etc. Ces groupes contestent les résultats électoraux et occupent la rue exigeant la démission du gouvernement.

Ces trois organisations sont actuellement à l’oeuvre dans plusieurs pays d’Amérique latine qui élisent des gouvernements de gauche. Prenons le cas du Venezuela.

Le but : déstabiliser

Entre 2001 et 2004, elles ont dépensé plus de 30 millions de dollars pour financer des groupes d’opposition. Parmi les opérations de déstabilisation, la tentative de coup d’État, le sabotage économique et l’organisation du référendum révocatoire contre le président Hugo Chavez.

L’AEI, en avril 2003, a tenu une consultation avec les membres de l’opposition de droite vénézuélienne afin de développer une stratégie pour restaurer la « démocratie » au Venezuela. Après analyse des échecs du passé, on opta pour la stratégie utilisée en Europe de l’Est : semer le doute sur le processus électoral pour créer un terrain propice à l’action antidémocratique.

Depuis, l’opposition de droite a questionné le système de votation électronique et mis en doute le registre électoral. Déboutée sur toute la ligne par des organismes internationaux, elle s’est résignée à présenter Manuel Rosales qui avait participé au coup d’État de 2002 en signant le décret qui avait dissout toutes les institutions de la nation. Depuis la fin de l’été, les maisons de sondage « neutres » annoncent sa victoire pour préparer le terrain à une contestation des résultats électoraux.

Soyons solidaires

Quelques semaines avant l’élection, apparaissent aux abords de certaines universités de Caracas des tracs d’un nouveau groupe : « Plan V ». Une organisation de jeunesse dont le but est la mobilisation des jeunes au cas où le conseil national électoral ne respecte pas leur vote. Il faut bien sûr entendre si le CNE déclare Chavez gagnant.

Le président Chavez a reçu 61 % des votes. La révolution bolivarienne pourra continuer, mais dans quel climat ? Il y a fort à parier que l’impérialisme et ses alliés de droite ne vont pas rester les bras croisés. Le Venezuela aura alors besoin de notre solidarité.

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Article paru en février 2007

 

 

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