AVANT DE PRENDRE VOS VACANCES grandement méri­tées cette année, il serait nécessaire d’être bien rensei­gné par rapport à vos droits en tant que personne salariée. À la suite d’une année de travail bien remplie, nous sommes souvent pressées de partir en vacances, mais il faut s’assurer que l’on reçoit bien ce que l’on mérite. Au Québec, selon la Loi sur les normes du travail, la période de vacances est établie sur une année de référence qui est habituellement du 1er mai au 30 avril sauf avis contraire d’une convention collective ou d’un décret. La durée de votre période de vacances annuelles et l’indemnité obligatoire ver­sée sont déterminées selon cette année de référence et le temps de service continu.

Service continu

Durée du congé

Indemnité

moins d’un an 1 jour par mois de service

4 %

1 an à 5 ans 2 semaines continues

4 %

ans et plus 3 semaines continues

6 %

IL EST CHOQUANT de comparer cette réalité avec celle d’autres pays autour du globe. Lorsque l’on prend con­naissance des conditions de travail dans les pays euro­péens, on se rend compte que le Québec est loin derrière quant à la reconnaissance du travail des individus. La France, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas et l’Allemagne allouent tous 5 semaines de vacances annuelles payées. Sur d’autres continents, les conditions sont aussi intéressantes. Par exem­ple, dans des pays comme le Japon et l’Australie, on ac­corde 4 semaines de congés rémunérés par année. Malheu­reusement, le Québec se colle au modèle Nord-Américain qui ne se fait pas généreux en matière de congé, même que la loi américaine ne prévoit aucun congé pour les salariés. Les entreprises offrent générale­ment de 4 à 10 jours, mais aucune législation ne les oblige à le faire. On imagine que les cas d’abus doivent être fré­quents aux États-Unis mais tout à fait légals.

LES PROMESSES ÉLECTORA­LES du gouvernement péquiste concernant la conciliation travail-famille parlaient de ses intentions d’octroyer une troi­sième semaine de vacances après un an de service continu,. mais rien n’a été fait. Avec la venue d’un nouveau gouverne­ment libéral et ses intentions émises lors de la campagne électorale, nous pouvons nous inquiéter que cette idée soit reportée jusqu’aux prochaines élections…

IL SERAIT TEMPS que les efforts et le travail accomplis par la main d’œuvre québé­coise soient reconnus à leur juste valeur. C’est pourquoi Illusion-Emploi exige du gou­vernement en place l’augmen­tation du nombre de semaines de vacances pour tendre davantage vers le modèle européen.

 

 

 

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