Depuis des millénaires, les paysans du monde entier survivent grâce aux semences conservées et échangées d’une récolte à l’autre. Cette pratique a permis l’amélioration des cultures par une sélection constante des meilleures graines et assure un approvisionnement gratuit des semences. Ces pratiques adaptées à l’économie paysanne de pays du tiers-monde sont aujourd’hui menacées par le brevetage des semences.

Des firmes multinationales comme Monsanto et Novartis transforment génétiquement les semences qu’ils font par la suite breveter. Cette pratique s’avère néfaste pour les paysans des pays pauvres Ces semences ne sont pas adaptées aux différents climats des pays tropicaux. De plus, elles ne sont pas gratuites et exigent un apport important d’engrais chimiques et d’insecticides. Par des campagnes de séduction pour convaincre de la supériorité des semences transgéniques, ces firmes rendent les paysans dépendant de leur produit. Comme ces semences sont brevetées, il n’est plus question de les échanger ni de les conserver. Elles doivent être rachetées annuellement à des coûts exorbitants. Cette situation est catastrophique pour les paysans du tiers-monde dont 70 % d’entre eux gagnent moins de 2 $ par jour.

Développement et Paix dénonce cette pratique qui met en danger la sécurité alimentaire des pays pauvres. L’organisme propose de poser un geste concret pour demander au Premier ministre Jean Chrétien d’intervenir auprès de l’Organisation mondiale du commerce pour faire interdire le brevetage des semences. Vous pouvez vous procurez des cartes postales à faire parvenir au Premier ministre auprès de Développement et Paix à Sherbrooke. Pour se faire, contacter Amélie Beaurivage au numéro (819) 822-3178. Il est possible de signer la carte sur le site de Développement et Paix : www.devp.org

 

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