M. Serge Paquin, conseiller municipal (arrondissement du Mont Bellevue)

Croyez-vous que l’actuel développement du centre-ville entraînera une hausse du prix des loyers ?

La meilleure solution, en ter­me de revenu, est selon moi la formule coopérative. Les gens peuvent non seulement profiter d’un logement de qualité et abordable, mais aussi participer à la gestion. D’ailleurs, plusieurs coopératives sont établies au centre-ville. La Ville de Sher­brooke, avec le soutien financier de l’État, a bien su tirer son épingle du jeu à ce niveau.

Avec le regroupement des vil­les, une obligation de créer un fonds social s’est imposée. Avant la fusion, plusieurs muni­cipalités de banlieues n’investis­saient pas un sous en terme de logement social.

Qu’en est-il du projet de condos luxueux près de Galt et Belvédère ?

Le projet est présentement en révision. On arrivera sûre­ment à quelque chose de moins massif tel que prévu au départ (160 condos). Ce n’était pas compatible avec l’environne­ment, mais je pense qu’il y a place au centre-ville pour cela. L’ancienne usine Paton a été recyclée en logements de l’Office municipal d’habitation. Selon moi, ces deux types de projets peuvent cohabiter. Je ne crois pas qu’une augmen­tation du prix des loyers soit envisageable à court terme. Si on note une hausse de la demande, ce sont surtout les commerces et les bureaux qui en seront affectés.

Comment le développement du centre-ville peut-il aider à la revitalisation des édifices ?

Des programmes de revita­lisation des vieux quartiers existent pour les commerces, bureaux et résidences. La Ville collabore également via le programme « opération com­merciale », en finançant la rénovation de certaines facettes d’édifices et leur aménagement intérieur. Les travaux sont limités au centre-ville, ne tou­chant qu’une petite partie dans l’Est.

Croyez-vous que les pro­jets de Cité des rivières s’adressent aux résidants et résidantes du centre-ville ?

Les résidants sont les princi­paux concernés, même s’il s’agit d’un projet « récréo­touristique ». À moyen terme, ça apporte des touristes, mais à court terme, ce sont les Sherbrookois et Sherbroo­koises qui en profitent. Les gens particulièrement démunis, qui n’ont pas les moyens de sortir de la ville, pourront profiter de ces aménagements.

Cri du cœur… du conseiller Paquin

« Depuis douze ou treize ans, le centre-ville a fait beaucoup de progrès. Des édifices ont été comblés et revitalisés : l’Hôtel Wellington, la Kayser, le centre d’achats Grandes : Fourches, la Maison du Cinéma, etc. On partait de loin, mais il ne faut surtout pas s’arrêter à mi-chemin. On doit continuer à rénover et à entretenir les édifices commerciaux et résidentiels. »

 

 

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