L’éducation populaire autonome
Dans les années suivant la deuxième guerre mondiale, les pays membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté une déclaration qui allait dorénavant fournir des outils aux groupes luttant pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des plus pauvres à travers le monde. Il s’agissait de la Déclaration universelle des droits de l’homme (je suis désolée, il y a cinquante ans, homme voulait dire personne…).
Dans cette déclaration, on reconnaît notamment le « droit à l’éducation gratuite », à la « sécurité sociale et à la dignité » (articles 22 et 26). « Le droit d’avoir et de choisir son travail, d’avoir accès à la protection du chômage et de se regrouper en association » accompagnaient la reconnaissance de droits concernant la santé, les soins médicaux, le logement et les services sociaux (article 23 et 25).
Malheureusement, en 1998, nous assistons à l’érosion de ces droits car les gouvernements mondiaux se désengagent face à leur obligation d’assurer leur maintien voire leur développement.
Une Déclaration. Oui, mais qui la défend ?
Puisque la population ne peut compter sur les gouvernements pour respecter leurs engagements ou les faire respecter, la population s’est donnée, entre autres. des groupes de défense de droits et d’éducation populaire autonome. Ces associations offrent l’éducation et les outils nécessaires pour faire valoir des droits dans plusieurs domaines tel le logement, les accidents de travail, les agressions sexuelles, l’aide sociale, etc. Ils ont également comme mandat d’offrir du support dans la recherche et la revendication à l’application des droits essentiels pour assurer une saine démocratie.
Croupes d’éducation populaire autonome
La Table ronde des organismes volontaires d’éducation populaire de l’Estrie (TROVEPE), un organisme recoupant une vingtaine d’organismes d’éducation populaire autonome de la région. croit que les gouvernements ont la responsabilité de les reconnaître et de les financer adéquatement. Ces organismes jouent un rôle essentiel dans la lutte actuelle notamment pour le maintien et l’élargissement des programmes sociaux et des services publics.
Les travailleurs et travailleuses sont aussi des citoyens et citoyennes ayant des types de besoins tels : le logement, la consommation, un environnement sain, etc., mais également parce que la lutte pour la dignité est l’affaire de tout le monde. que l’on travaille ou non. En ce sens, les groupes d’éducation populaire autonome offrent tout à la fois, un lieu d’apprentissage et de défense pour ceux et celles qui voient leurs droits brimés et attaqués.
L’avancement d’une plus grande justice sociale et le développement des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, passent par une plus grande démocratie et une prise en charge directe par tous ceux et celles qui subissent des injustices, partout, à travers le monde, qu’elles soient d’ordre économique, social ou politique.
Voilà pourquoi qu’aujourd’hui, plus que jamais, en cette année commémorative, les organismes membres de la TROVEPE, sont « solidaires pour la défense des droits sociaux partout »



