Espace pour la défense des droits

18 avril 1998

L’éducation populaire autonome

Dans les années suivant la deuxième guerre mondiale, les pays membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté une décla­ration qui allait dorénavant fournir des outils aux groupes luttant pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des plus pauvres à travers le monde. Il s’agissait de la Déclaration universelle des droits de l’homme (je suis désolée, il y a cinquante ans, homme voulait dire personne…).

Dans cette déclaration, on reconnaît notamment le « droit à l’éducation gra­tuite », à la « sécurité sociale et à la dignité » (articles 22 et 26). « Le droit d’avoir et de choisir son travail, d’avoir accès à la protection du chômage et de se regrouper en association » accompa­gnaient la reconnaissance de droits concernant la san­té, les soins médicaux, le logement et les services sociaux (article 23 et 25).

Malheureusement, en 1998, nous assistons à l’érosion de ces droits car les gouverne­ments mondiaux se désen­gagent face à leur obligation d’assurer leur maintien voire leur développement.

Une Déclaration. Oui, mais qui la défend ?

Puisque la population ne peut compter sur les gouver­nements pour respecter leurs engagements ou les faire respecter, la population s’est donnée, entre autres. des groupes de défense de droits et d’éducation populaire autonome. Ces associations offrent l’éducation et les outils nécessaires pour faire valoir des droits dans plu­sieurs domaines tel le loge­ment, les accidents de travail, les agressions sexuel­les, l’aide sociale, etc. Ils ont également comme man­dat d’offrir du support dans la recherche et la revendi­cation à l’application des droits essentiels pour assu­rer une saine démocratie.

Croupes d’éducation populaire autonome

La Table ronde des organismes volontaires d’éduca­tion populaire de l’Estrie (TROVEPE), un organisme recoupant une vingtaine d’organismes d’éducation populaire autonome de la région. croit que les gouver­nements ont la responsabi­lité de les reconnaître et de les financer adéquatement. Ces organismes jouent un rôle essentiel dans la lutte actuelle notamment pour le maintien et l’élargissement des programmes sociaux et des services publics.

Les travailleurs et travailleu­ses sont aussi des citoyens et citoyennes ayant des types de besoins tels : le loge­ment, la consommation, un environnement sain, etc., mais également parce que la lutte pour la dignité est l’affaire de tout le monde. que l’on travaille ou non. En ce sens, les groupes d’éducation populaire auto­nome offrent tout à la fois, un lieu d’apprentissage et de défense pour ceux et cel­les qui voient leurs droits brimés et attaqués.

L’avancement d’une plus grande justice sociale et le développement des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, passent par une plus grande démo­cratie et une prise en charge directe par tous ceux et celles qui subissent des injustices, partout, à travers le monde, qu’elles soient d’ordre économique, social ou politique.

Voilà pourquoi qu’au­jourd’hui, plus que jamais, en cette année commémora­tive, les organismes mem­bres de la TROVEPE, sont « solidaires pour la défense des droits sociaux partout »

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