Ce témoignage a été rendu à Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre déléguée à la condition féminine, et à M. André Hamel, député de Sherbrooke lors d’une rencontre organisée par le Regroupement des Assisté-e-s Sociaux et Sociales (RASS).
Madame la ministre, Monsieur le député de Sherbrooke,
Premièrement, nous désirons savoir quand la commission parlementaire doit avoir lieu ?
Nous demandons aussi au gouvernement de nous faire part du projet de loi de la refonte de l’aide sociale avant qu’elle ne soit déposée. Nous voulons revendiquer nos droits en demandant une sécurité du revenu décent et insaisissable avec un travail décent.
Nous savons qu’il y a un manque de 1 200 000 emplois (environ), donc, en attendant l’emploi, nous exigeons une augmentation décente de l’aide sociale, au niveau du coût de la vie.
Que le montant alloué au Centre de Services Sociaux de l’Estrie (CSSE) pour les foyers d’accueil soit donné aux parents désireux de garder leurs enfants pour que les familles soient unies au lien de les désunir, et puissent vivre normalement.
Nous, les femmes de trente ans et plus, savons qu’après avoir passé la majorité de notre vie au foyer, nous ne sommes pas en mesure de retourner au travail, vu lès exigences du travail : cause de problèmes de santé autant physique que morale.
Que le gouvernement mette un comité en action pour réclamer la juste part des pensions alimentaires qui reviennent à nous les femmes qui avons pendant des années la charge d’élever les enfants.
Que le comité constitué par le gouvernement fasse enquête sur les montants dérisoires qui nous sont alloués par rapport aux montants que les ex-maris déclarent par année (soit par le rapport d’impôt), et même les jugements de pension accordés par la cour, pour forcer les ex-maris et ex-conjoints à prendre leurs responsabilités.
Nous attendons de votre part une réaction concrète et positive face à nos demandes dans un délai raisonnable.


