Étudiants et étudiantes au service des…

1 août 2007

Emploi d’été Canada

Dans un article du journaliste Gilles Fisette paru dans La Tribune du 19 juillet dernier, on apprenait que la chaîne de magasin Wal-Mart a bénéficié d’un programme de subvention pour. étudiants et étudiantes pendant la période estivale. Dans un premier temps, la Table ronde des organismes volontaires d’éducation populaire de l’Estrie (TROVEPE) tient à féliciter le journaliste d’avoir effectué cette recherche qui a permis de nous révéler cette situation. Il est à noter que cet article a été repris par des journaux dits nationaux.

Le programme se nomme Em­ploi d’été Canada (Placement carrière été) étant son ancienne dénomination) et vise à amélio­rer les compétences et l’expé­rience de travail des personnes aux études. En 2007, le gouvernement Harper a changé les critères et le processus de sélec­tion en vue de l’attribution de projets tout en coupant ses fonds d’environ 50 %. La Tri­bune a d’ailleurs fait état de ce dossier en publiant des articles et des lettres ouvertes découlant, entre autres, d’interventions du Bloc québécois et d’organismes communautaires.

Des dizaines d’organismes communautaires dotés de mai­gres revenus, comptent beau­coup sur ce programme pour engager des personnes pendant la période estivale, et ce, afin d’assurer un minimum de ser­vice, effectuer des recherches spécifiques ou produire divers outils d’intervention. Avec ces coupures et ces nouveaux cri­tères d’attribution, certains organismes ont eu beaucoup de difficulté à obtenir un poste cet été, même si celui-ci était d’une durée de seulement six ou sept semaines. Voilà qu’on ap­prend qu’une des compagnies faisant des milliards de profits annuellement, a obtenu des pos­tes dans le cadre de ce program­me. Odieux et inéquitable ! Comment le gouvernement peut-il lui-même créer ce type de situation sans que l’on pré­suppose qu’il a un certain pen­chant pour les plus riches ?

La TROVEPE a dénoncé ces coupures au printemps mais depuis 2002, elle effectue des démarches dans le but de boni­fier ce programme. Il semble que son message n’a pas été entendu, bien au contraire ! Les deman­des ne sont portant pas exor­bitantes : augmenter les salaires actuellement au salaire mini­mum, le nombre de semaines accordées aux organismes à un minimum de dix et le nombre d’heures effectuées à un mini­mum de 35. Il faudrait réserver ce programme aux organismes sans but lucratif et ainsi limi­ter la possibilité de cas plus qu’injustes et absurdes comme dans celui de Wal-Mart…

 

 

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