Stage en Belgique pour trois étudiantes

Dans le cadre des programmes de l’Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la Jeunesse (AQWBJ), des étudiantes en recherche à la maîtrise en service social ont réalisé un stage de prospection qui s’est déroulé du 28 septembre au 12 octobre en Belgique francophone. De retour au Québec, elles nous font part de leur expérience enrichissante.

Le projet de stage avait pour objectifs d’approfondir les connaissances en lien avec le vieillissement et d’explorer les services offerts aux personnes âgées en Belgique. Ce stage a permis la rencontre d’une cinquantaine de personnes qui étaient toutes directement impliquées dans la probléma­tique du vieillissement de la population, entre autres, des professeurs, des intervenants issus des secteurs social et paramédical, des chercheurs, des étudiants, des gestionnaires, etc. Ces personnes provenaient de milieux de pratique différents tels que les centres publics d’action sociale, les hôpitaux, les associations sans but lucratif, les Hautes Écoles d’enseigne­ment, les maisons de repos, etc.

Un défi majeur pour les sociétés occidentales

Chacune des rencontres a donné lieu à des échanges enrichissants qui ont permis de constater que les pays euro­péens, notamment la Belgique, sont également confrontés à la problématique du vieillis­sement. L’augmentation de l’espérance de vie et du nombre de personnes âgées entraînent un accroissement important des coûts reliés au système de soins de santé et de services sociaux, ce qui représente un défi majeur pour les sociétés occidentales. Sur le terrain de la pratique concrète, les services de base offerts aux personnes âgées sont sensiblement les mêmes comme les services d’aide à domicile, les services d’hébergement publics et privés ainsi que les soins gériatriques en milieu hospitalier. La principale différence se situe sur le plan de la structure du système de santé et des services sociaux belge et, plus spécifi­quement, l’organisation des services. Il est à noter que leur système est par ailleurs extrêmement complexe et la politique y occupe une place toute particulière.

Néanmoins, nous avons pu découvrir quelques pratiques novatrices qui demeurent, à notre connaissance, peu con­nues au Québec, comme les interventions intergénéra­tionnelles. Par exemple, nous avons visité un centre d’accueil pour jeunes ayant vécu de négligence et/ou de violence familiale et qui était fusionné avec une maison de repos pour personnes âgées. Ce type d’in­tervention permettait de briser l’isolement en plus de favoriser des échanges féconds et valorisants pour chacun.

Accueil chaleureux et cordial

Nous tenons à mentionner que nous avons été étonnées à plus d’une reprise de l’accueil chaleureux et cordial de nos partenaires belges. En plus de nous avoir consacré beaucoup de temps et d’avoir porté une attention particulière à nos besoins, café, chocolat et « spéculoos » nous attendaient à chacune des rencontres pour notre plus grand plaisir gustatif.

Pour donner suite à ce projet, nous avons répondu à un appel d’offre pour une communi­cation au premier congrès international des formateurs en travail social et des profes­sionnels francophones de l’intervention sociale qui aura lieu en juillet 2005 à Caen en Normandie. Nous sommes en attente d’une réponse que nous souhaitons favorable.

 

 

 

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