Consultations pré-budgétaires
En février, le gouvernement néolibéral de Jean Charest lançait des consultations pré-budgétaires intitulées « Pour soutenir l’emploi et préparer la relance ». Or, contrairement à ce qui est affirmé sur le site gouvernemental, la démarche que le premier ministre propose ne permet pas aux citoyennes et aux citoyens de se prononcer sur les enjeux économiques et financiers du Québec.
En effet, cette consultation oblige la population à opter pour des choix de réponses déjà établies ! Or, une multitude de choix s’offrent à nous, mais elles semblent avoir été balayées du revers de la main. De plus, et c’est ce qui est inquiétant, il appert de ces choix que ce seront la classe moyenne et les personnes les plus défavorisées de la société qui devront payer pour les abus et la cupidités de banquiers, gestionnaires et autres membres de l’élite économique !
Dégarnir le coffre
C’est ce gouvernement qui, en 2008, a consenti des baisses d’impôts alors que les effets de la crise commençaient déjà à se faire sentir. Ce faisant, le premier ministre a volontairement privé les coffres de l’État de près d’un milliard de dollars. Pire, malgré le fait que la majorité de la population s’opposait à de telles baisses, il est tout de même allé de l’avant. Alors qu’elles ont profité aux mieux nantis de la société, il nous propose maintenant, pour compenser ces pertes, des hausses de tarifs ou des compressions dans les programmes et services. Or, ces mesures affecteront directement les moins nantis de la société car ils seront durement touchés par cette crise. Ces solutions de relance nous apparaissent inadmissibles !
Non à la consultation
Dans ce contexte, nous refusons de participer à une consultation où les résultats sont déjà connus d’avance. La référence au rapport Montmarquette dans cette consultation, rapport qui propose des hausses importantes des tarifs d’électricité et des droits de scolarité, l’instauration d’un ticket modérateur en santé et l’installation de compteurs d’eau nous inquiète grandement. Or, nulle part le gouvernement ne fait mention du rapport du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale qui avait pourtant condamné de telles hausses tarifaires, soulignant leur impact démesuré sur les budgets des personnes à faibles revenus.
Le manque de transparence, d’honnêteté intellectuelle et l’absence de caractère public de cette consultation nous oblige à refuser d’y participer dans sa forme actuelle. Par contre, nous demandons au gouvernement de mettre en œuvre l’application d’une fiscalité progressive pour assurer une réelle redistribution de la richesse, l’élimination des exemptions d’impôts aux mieux nantis, l’évasion fiscale et l’augmentation du salaire minimum à 10,43S/heure.

