La nouvelle hausse des tarifs d’électricité de 2 % entrée en vigueur le 1er avril, frappe plus durement les ménages à faible revenu. Cette hausse s’ajoute à toute une série qui totalise 13,5 % en trois ans. Les ménages dont les revenus se situent à moins de 14 400 $ consacrent près de 8 % de leur budget à l’électricité alors que pour les ménages dont les revenus atteignent 80 000 $, la facture ne représente que 2 % du budget.
Un milliard de $
Certains diront qu’un rattrapage est essentiel puisque le gel des tarifs aurait été dommageable pour Hydro-Québec et la collectivité. En réalité, ce gel n’a pas empêché l’augmentation du dividende versé au gouvernement ou encore par Hydro-Sherbrooke à la Ville. Hydro-Québec a ajouté plus d’un milliard de dollars à son dividende, annuel qui est passé de 280 M $ en 1998 à 1,35 G $ en 2004 !
Plusieurs politiciens parlent de baisses d’impôt tout en restant muets sur les hausses de tarifs de toutes sortes qui frappent le contribuable : électricité, transport en commun, garderie, etc. En préconisant de financer l’État par le principe de l’utilisateur-payeur au lieu de l’impôt sur le revenu, ces politiciens nous demandent de renoncer aux principes de justice sociale et d’équité.
Source ACEF Estrie, Alain Robert


