Un modèle qui a fait ses preuves
Afin de marquer la Semaine de la coopération, qui a eu lieu du 13 au 17 octobre sous le thème « Coopérer c’est s’enrichir mutuellement », la Coopérative de développement régional de l’Estrie (CDR de l’Estrie) a procédé au lancement du Guide des coopératives en Estrie. Selon Janvier Cliche, directeur général de l’organisation, l’Estrie fait bonne figure au niveau du développement du modèle coopératif et si la tendance se maintient, le mouvement coopératif est voué à une longue vie en Estrie.
En effet, sur le territoire estrien, on compte 120 coopératives non financières en Estrie et ce nombre est en croissance d’une quinzaine de coopératives par année depuis 2005, selon la CDR de l’Estrie. Ces coopératives représentent 2 534 emplois et permettent aux quelque 66 780 membres de se partager un chiffre d’affaires de 145 millions de dollars.
Modèle coopératif sherbrookois
Dans la seule région de la Ville de Sherbrooke, on retrouve plus de la moitié des coopératives non financières en Estrie, soit 61 coopératives. Ces dernières regroupent 41 627 membres et représentent 1 619 emplois. On retrouve ces coopératives non financières dans plusieurs secteurs. On peut donner comme exemple, la Coopérative de l’Université de Sherbrooke, qui existe depuis 44 ans et qui a acquis la librairie de l’université en 2007. Notons également les coopératives d’habitation, telles la coopérative des Grandes Familles, qui répond aux besoins des familles immigrantes précisément, et l’Estudiantine, située au centre-ville, qui accueille des étudiants et des étudiantes de l’Université de Sherbrooke. Selon les données fournies par Réjean Côté, directeur général par intérim de la Fédération Coop-Habitat Estrie, d’autres projets semblables sont en voie d’exécution, dont deux en particulier, la coopérative de solidarité La Grande Vie et la coopérative en santé mentale Coop les Haubans. De 1997 à 2007, ce sont quelque 246 unités de logements qui ont été réalisées grâce aux projets de développement de la Fédération Coop-Habitat Estrie. Parmi les projets en cours de réalisation et en préparation de 2008 à 2010, un nombre de 191 unités de logement concerne la région de Sherbrooke.
Dans la région , les coopératives regroupent 41 627
membres et représentent 1 619 emplois.
Desjardins et cie
Le modèle coopératif est aussi composé de coopératives financières, tel le réseau Desjardins. Ce dernier, avec ses 28 caisses en Estrie, compte 1 636 personnes employées et, rien que cette année, a permis de remettre 37,9 millions de dollars en ristournes à ses membres. Enfin, dans le domaine de l’assurance-vie et des biens, Promutuel est, entre autres, représentée par Promutuel Coaticook‑Sherbrooke et Promutuel Monts et Rives, toutes deux étant considérées comme des coopératives financières.
Le modèle coopératif et ses bienfaits
Dans tous les cas, coopératives non financières et financières confondues, le modèle coopératif permet de générer des profits qui seront par la suite redistribués parmi les nombreux membres. Ce modèle permet donc une redistribution égale de la richesse, en plus d’être à l’origine de la création d’emplois. Il s’agit donc d’un modèle à imiter et à perpétuer, en particulier chez nos gouvernements qui, trop souvent, ne semblent pas avoir acquis cette notion de « redistribution égale de la richesse »…
Source : La Tribune, « Le modèle coopératif en croissance en région i., 17 octobre 2008 et Réjean Côté de la Fédération Coop-Habitat Estrie
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Grande victoire historique
Le 31 octobre dernier, la Cour supérieure rendait inconstitutionnels et invalides les projets de loi 7 et 8, adoptés sous le bâillon en 2003 et qui retiraient aux ressources intermédiaires et de type familial ainsi qu’aux responsables d’un service de garde en milieu familial, leur droit à la syndicalisation.
La juge Danielle Grenier reconnaît que les lois 7 et 8 violent la liberté d’association et le droit à l’égalité des travailleuses concernées. Ces lois ont privé rétroactivement ces femmes de leur droit de se syndiquer et leur droit aux avantages liés aux protections des lois du monde du travail.
Ce jugement répare la grande injustice causée par le gouvernement Charest à l’égard de 20 000 femmes du Québec, parmi les plus vulnérables. La CSD et la CSQ ont l’intention de reprendre sans tarder une vaste compagne de syndicalisation auprès des catégories d’emploi concernées.

