L’ Estrie coopérative

1 novembre 2008

Un modèle qui a fait ses preuves

Afin de marquer la Semaine de la coopération, qui a eu lieu du 13 au 17 octobre sous le thème « Coopérer c’est s’enrichir mu­tuellement », la Coopérative de développement régional de l’Estrie (CDR de l’Estrie) a procédé au lancement du Guide des coopératives en Estrie. Selon Janvier Cliche, directeur général de l’organisation, l’Estrie fait bonne figure au niveau du déve­loppement du modèle coopératif et si la tendance se maintient, le mouvement coopératif est voué à une longue vie en Estrie.

En effet, sur le territoire estrien, on compte 120 coopératives non financières en Estrie et ce nombre est en croissance d’une quinzaine de coopératives par année depuis 2005, selon la CDR de l’Estrie. Ces coopé­ratives représentent 2 534 emplois et permettent aux quel­que 66 780 membres de se par­tager un chiffre d’affaires de 145 millions de dollars.

Modèle coopératif sherbrookois

Dans la seule région de la Ville de Sherbrooke, on retrouve plus de la moitié des coopératives non financières en Estrie, soit 61 coopératives. Ces dernières regroupent 41 627 membres et représentent 1 619 emplois. On retrouve ces coopératives non financières dans plusieurs secteurs. On peut donner comme exemple, la Coopéra­tive de l’Université de Sher­brooke, qui existe depuis 44 ans et qui a acquis la librairie de l’université en 2007. Notons également les coopératives d’ha­bitation, telles la coopérative des Grandes Familles, qui ré­pond aux besoins des familles immigrantes précisément, et l’Estudiantine, située au centre-ville, qui accueille des étudiants et des étudiantes de l’Univer­sité de Sherbrooke. Selon les données fournies par Réjean Côté, directeur général par intérim de la Fédération Coop-Habitat Estrie, d’autres projets semblables sont en voie d’exécution, dont deux en par­ticulier, la coopérative de soli­darité La Grande Vie et la coopérative en santé mentale Coop les Haubans. De 1997 à 2007, ce sont quelque 246 unités de logements qui ont été réalisées grâce aux projets de développement de la Fédération Coop-Habitat Estrie. Parmi les projets en cours de réalisation et en préparation de 2008 à 2010, un nombre de 191 uni­tés de logement concerne la région de Sherbrooke.

Dans la région , les coopératives regroupent 41 627
membres et représentent 1 619 emplois.

Desjardins et cie

Le modèle coopératif est aussi composé de coopératives finan­cières, tel le réseau Desjardins. Ce dernier, avec ses 28 caisses en Estrie, compte 1 636 personnes employées et, rien que cette année, a permis de remettre 37,9 millions de dollars en ris­tournes à ses membres. Enfin, dans le domaine de l’assurance-vie et des biens, Promutuel est, entre autres, représentée par Promutuel Coaticook‑Sherbrooke et Promutuel Monts et Rives, toutes deux étant considérées comme des coopératives financières.

Le modèle coopératif et ses bienfaits

Dans tous les cas, coopératives non financières et financières confondues, le modèle coopé­ratif permet de générer des profits qui seront par la suite redistribués parmi les nombreux membres. Ce modèle permet donc une redistribution égale de la richesse, en plus d’être à l’origine de la création d’emplois. Il s’agit donc d’un modèle à imiter et à perpétuer, en parti­culier chez nos gouvernements qui, trop souvent, ne semblent pas avoir acquis cette notion de « redistribution égale de la richesse »…

Source : La Tribune, « Le modèle coopératif en croissance en région i., 17 octobre 2008 et Réjean Côté de la Fédération Coop-Habitat Estrie

 

 

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Grande victoire historique

Le 31 octobre dernier, la Cour supérieure rendait inconstitu­tionnels et invalides les projets de loi 7 et 8, adoptés sous le bâillon en 2003 et qui retiraient aux ressources intermédiaires et de type familial ainsi qu’aux responsables d’un service de garde en milieu familial, leur droit à la syndicalisation.

La juge Danielle Grenier reconnaît que les lois 7 et 8 violent la liberté d’association et le droit à l’égalité des travailleuses con­cernées. Ces lois ont privé rétroactivement ces femmes de leur droit de se syndiquer et leur droit aux avantages liés aux protec­tions des lois du monde du travail.

Ce jugement répare la grande injustice causée par le gouverne­ment Charest à l’égard de 20 000 femmes du Québec, parmi les plus vulnérables. La CSD et la CSQ ont l’intention de reprendre sans tarder une vaste compagne de syndicalisation auprès des catégories d’emploi concernées.