La chasse aux cadeaux-souvenirs

1 septembre 2002

Dans la Nouvelle ville de Sherbrooke

Tout récemment, j’ai eu l’honneur de faire un bref séjour à la radio de Radio-Canada en Estrie. Le réalisateur d’Estrie-Express, M. Robert Trudeau, cherchait un petit vent de renouveau pour son émission. Il m’a donc mandatée de jouer les touristes à Sherbrooke, à Magog et à North Hatley afin d’y mesurer la place occupée par l’in­dustrie du souvenir. Focussons sur mon périple à Sherbrooke.

Je me suis d’abord rendue là où tout touriste digne de ce nom se rendrait normale­ment, le centre-ville. Bien entendu, en bonne touriste, j’étais à la recherche d’un cadeau-souvenir sherbrookois qui me remémorerait mon passage dans la ville. Je me suis donc attardée à la rue Wellington, principale artère du centre-ville.

Vive le patriotisme !

En longeant la Wellington Nord, j’y ai découvert multi­ples boutiques d’importa­tions, mais aucune d’entre elles vantait la région. Par ailleurs, si je souhaitais rame­ner des objets d’Afrique ou d’Indonésie, on m’offrait l’embarras du choix ! Tout porte à croire que les com­merçants ignorent le talent des artisans locaux.

Soudain, en m’arrêtant à la tabagie du coin, que vois-je ? Des cartes postales du Qué­bec, du Canada, d’Oxford et enfin, de Sherbrooke ! Pres­que émue, j’en prends une avec empressement. J’entre ensuite dans un petit magasin de souvenirs typiques où j’espère enfin attraper la piqûre du magasinage touris­tique. Une panoplie de beaux objets meublent les lieux, mais rien de sherbrookois à l’exception d’un calendrier arborant les tableaux d’artistes-peintres régionaux.

Même scénario chez le libraire : rien sur les Cantons-de-l’Est, ses citoyens, son histoire ou ses paysages majestueux. Montréal en passant par Charlevoix et Bos­ton, pour n’en nommer que quelques-uns sont cependant à’ l’honneur. On néglige même d’y tenir des cartes de la ville; moi qui n’ai hélas pas beaucoup le sens de l’orien­tation !

Un profil de souvenirs

Un tantinet découragée, mais toujours entêtée à déni­cher la perle rare des souve­nirs, je poursuis ma route en descendant un peu la King Ouest et là, finalement, une autre boutique. Wow ! Envi­ron le dixième du local est spécialement réservé aux touristes. J’y vois des chan­dails, des cuillères de collec­tion en passant par des cendriers et des porte-clés. Bon, rien de très raffiné, mais le tout est signé Sherbrooke, Québec et (Taïwan); c’est déjà ça. Je succombe donc au charme d’une tasse à café sur laquelle un beau grizzli est imprimé ainsi qu’à un T-shirt orné d’une tête d’Indien. En tant que touriste, je me jure cependant de prendre gare aux ours environnants et aux attaques possibles d’Indiens. À bien y penser, la Ville devrait installer des pan­neaux routiers de mise en garde.

Sherbrooke, plus qu’une ville ? (ou Un souvenir amer, CHOISI !)

Mon magasinage terminé, je souhaite maintenant trou­ver des attraits touristiques en région. Je m’informe donc au terminus d’autobus près de la Wellington. On me dit alors que pour tout dépliant concernant la région, je dois me rendre au bureau d’infor­mation touristique (BIT) sur la King Ouest. On me précise que le BIT tient des dépliants sur Sherbrooke 2002. C’est quoi ça, Sherbrooke 2002 ? Et de toute façon, si c’était vraiment grandiose, je m’en serais rendu compte au centre-ville. Bof ! Je repasse­rai peut-être une prochaine fois… Magog et North Hatley ? Le touriste est roi !,

 

 

 

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