Dans la Nouvelle ville de Sherbrooke
Tout récemment, j’ai eu l’honneur de faire un bref séjour à la radio de Radio-Canada en Estrie. Le réalisateur d’Estrie-Express, M. Robert Trudeau, cherchait un petit vent de renouveau pour son émission. Il m’a donc mandatée de jouer les touristes à Sherbrooke, à Magog et à North Hatley afin d’y mesurer la place occupée par l’industrie du souvenir. Focussons sur mon périple à Sherbrooke.
Je me suis d’abord rendue là où tout touriste digne de ce nom se rendrait normalement, le centre-ville. Bien entendu, en bonne touriste, j’étais à la recherche d’un cadeau-souvenir sherbrookois qui me remémorerait mon passage dans la ville. Je me suis donc attardée à la rue Wellington, principale artère du centre-ville.
Vive le patriotisme !
En longeant la Wellington Nord, j’y ai découvert multiples boutiques d’importations, mais aucune d’entre elles vantait la région. Par ailleurs, si je souhaitais ramener des objets d’Afrique ou d’Indonésie, on m’offrait l’embarras du choix ! Tout porte à croire que les commerçants ignorent le talent des artisans locaux.
Soudain, en m’arrêtant à la tabagie du coin, que vois-je ? Des cartes postales du Québec, du Canada, d’Oxford et enfin, de Sherbrooke ! Presque émue, j’en prends une avec empressement. J’entre ensuite dans un petit magasin de souvenirs typiques où j’espère enfin attraper la piqûre du magasinage touristique. Une panoplie de beaux objets meublent les lieux, mais rien de sherbrookois à l’exception d’un calendrier arborant les tableaux d’artistes-peintres régionaux.
Même scénario chez le libraire : rien sur les Cantons-de-l’Est, ses citoyens, son histoire ou ses paysages majestueux. Montréal en passant par Charlevoix et Boston, pour n’en nommer que quelques-uns sont cependant à’ l’honneur. On néglige même d’y tenir des cartes de la ville; moi qui n’ai hélas pas beaucoup le sens de l’orientation !
Un profil de souvenirs
Un tantinet découragée, mais toujours entêtée à dénicher la perle rare des souvenirs, je poursuis ma route en descendant un peu la King Ouest et là, finalement, une autre boutique. Wow ! Environ le dixième du local est spécialement réservé aux touristes. J’y vois des chandails, des cuillères de collection en passant par des cendriers et des porte-clés. Bon, rien de très raffiné, mais le tout est signé Sherbrooke, Québec et (Taïwan); c’est déjà ça. Je succombe donc au charme d’une tasse à café sur laquelle un beau grizzli est imprimé ainsi qu’à un T-shirt orné d’une tête d’Indien. En tant que touriste, je me jure cependant de prendre gare aux ours environnants et aux attaques possibles d’Indiens. À bien y penser, la Ville devrait installer des panneaux routiers de mise en garde.
Sherbrooke, plus qu’une ville ? (ou Un souvenir amer, CHOISI !)
Mon magasinage terminé, je souhaite maintenant trouver des attraits touristiques en région. Je m’informe donc au terminus d’autobus près de la Wellington. On me dit alors que pour tout dépliant concernant la région, je dois me rendre au bureau d’information touristique (BIT) sur la King Ouest. On me précise que le BIT tient des dépliants sur Sherbrooke 2002. C’est quoi ça, Sherbrooke 2002 ? Et de toute façon, si c’était vraiment grandiose, je m’en serais rendu compte au centre-ville. Bof ! Je repasserai peut-être une prochaine fois… Magog et North Hatley ? Le touriste est roi !,




