Dernièrement, la population apprenait que la garderie de l’église baptiste de Windsor avait dû fermer ses portes suite à une action menée par l’Office des services de garde à l’enfance du Québec. Cette garderie opérait sans permis délivré par l’Office.
D’après les nonnes, on considère que la garde de plus de neuf (9) enfants oblige le-la responsable à détenir un permis de l’Office des services de garde à l’enfance. Ces normes, disons-le minimales, (imaginons une seule personne avec 9 enfants, de 3 mois à 5 ans, 7 heures par jour !) exigent d’une personne opérant un service de garde en milieu familial ou en garderie, le respect de différentes règles. Mentionnons entre autres les ratios à respecter pour les garderies sans but lucratif, d’un éducateur-trice pour 5 enfants de 17 mois et moins et un éducateur-trice pour 8 enfants de 18 mois et plus. On parle également de compétences exigées pour les éducateurs-trices travaillant auprès de ces enfants. Ils-elles doivent élaborer un programme d’activités favorisant le développement physique, intellectuel, affectif, social et moral de l’enfant. L’aménagement sécuritaire, c’est-à-dire les lieux physiques et les équipements appropriés, doivent correspondre à des critères de sécurité minimum.
Bien d’autres normes encore s’ajoutent à celles-ci et visent principalement à assurer un réseau de service de garde de « qualité ».
La garde clandestine existe, il faut la dénoncer ! Le bien-être des enfants en dépend… C’est le but le plus important que nous poursuivons. Nous nous devons de respecter et de faire respecter le droit des enfants à des services de garde de qualité leur permettant de s’épanouir dans un environnement sain et éducatif.
Mais comment se fait-il que nous soyons aux prises avec de tels problèmes ? Se pourrait-il que le réseau des services de garde ne soit pas adéquat’ ? Y a-t-il suffisamment de place pour combler les demandes ? Les services de garde reconnus sont-ils accessibles financièrement ? Quelle classe de gens peut bénéficier des services de garde reconnus ?
En Estrie, en 1983, on estimait le nombre de places nécessaires pour combler les besoins en matière de garde à 9 508, alors que la capacité d’accueil dans les services de garde reconnus n’était que de 1 319 places. Écart : 8 189. De plus, on estime à 13 $ le coût moyen par jour dans un service de garde reconnu.
L’accessibilité aux services de garde n’est donc pas possible aux gens à revenu moyen, l’échelle d’aide financière aux parents ne touchant que les gens à faible revenu.
La situation actuelle n’est donc pas très reluisante ! D’une part, un réseau de garde–sans but lucratif de qualité mais… insuffisant ! De l’autre côté, la garde clandestine, qui se veut un service où il n’y a pas de mécanisme de contrôle pour la qualité des services, et où les normes minimales sont souvent inexistantes.
Pour dénoncer ce type de service on peut contacter le Regroupement des garderies sans but lucratif des Cantons de l’Est Inc. Au 187 rue Laurier, suite 305, Sherbrooke. Le numéro de téléphone pour les rejoindre : 566-7131.
Christine Pichette
pour Regroupement des garderies SBL des Cantons de l’Est inc.




