Le saviez-vous ?

À l’approche de la période des Fêtes et de La Grande Guignolée des médias, il nous apparaît important de réflé­chir quelques instants au lien qui existe entre la santé et la pauvreté.

Durant la période des Fêtes nous aurons souvent l’occa­sion d’offrir nos bons sou­haits à nos familles et nos amis, et nous ne manquerons pas de leur souhaiter ce qui nous apparaît être la chose la plus importante : la santé.

Une couche importante de notre population n’a pas un accès égal à cet élément de vie important qu’est la santé. Les études sont maintenant nombreuses qui démontrent un lien évident entre la pau­vreté et la maladie.

Pauvres et malades

Le gouvernement du Qué­bec publiait en 2005, le Rap­port national sur l’état de santé de la population du Québec. On y constatait que « les personnes pauvres vivent moins longtemps que celles qui sont plus favorisées sur le plan économique. Les personnes pauvres présen­tent aussi plus de problèmes de santé ».

Le rapport insiste sur les dimensions matérielles, cul­turelles, sociales et environ­nementales de la pauvreté en ajoutant que …« c’est le cumul de tous ces facteurs de risque… qui fait que la pauvreté exerce des effets négatifs sur la santé ».

Le rapport mentionne éga­lement que …« le Canada affiche de piètres résultats et se situe au 12e rang parmi les 17 pays faisant partie de l’Organisation de coopéra­tion et de développement économique (OCDE). La Suède et la Norvège viennent au premier rang, tandis que les États-Unis occupent le dernier. D’après une étude qui constitue une référence pour plusieurs pays, pour l’an 2000, le taux de pau­vreté au Canada s’établit à 11,4 % tandis que ceux de la Suède et des États-Unis sont respectivement de 6,5 % et de 17 % ».

On pourrait continuer longtemps ainsi. Qu’il nous suffise de mentionner qu’en plus des conséquences sur les personnes et les familles pauvres, la problématique de la santé affecte durement la situation économique du pays.

Riches et en santé

Nous devons réaliser qu’en luttant contre la pauvreté, non seulement nous amé­liorerons l’état de santé de notre population mais nous ferons des gains importants relativement au coût de la santé. Nous devons investir pour lutter contre la pau­vreté et ainsi nous en dimi­nuerons l’impact économi­que. La prévention a un coût mais les bénéfices en sont supérieurs.

 

 

 

 

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