« La promesse, la route de l’exode »

1 février 2004

La romancière Louise Simard rend la parole aux esclaves noirs et à l’histoire de leur indépendance oubliée au Canada. Saviez-vous que plus de 3 000 Noirs, chassés par la Révolution amé­ricaine, se sont retrouvés en Nouvelle-Écosse dans les an­nées 1780 ? Fuyant l’esclavage et la guerre, ils ont cherché une terre où ils seraient enfin maî­tres de leur sort.

L’ACTION DU ROMAN commence en 1781, à Mobile, en Alabama, alors que la guerre de l’Indépendance américaine fait rage depuis six ans. Isaac et Sarah, deux esclaves ayant décidé de répondre à l’appel des Anglais prennent la fuite. Sur leur route, ils croiseront Samuel Anderson, combattant loyaliste et fils d’un richissime propriétaire blanc de Savan­nah, dévoué à l’Angleterre. Après la défaite des Britanni­ques dans la baie de Chesa­peake, les deux jeunes hom­mes, devenus amis, revien­dront au domaine des Ander­son. Isaac veut retrouver Sarah; Samuel, ses parents et sa sœur jumelle, Catherine. Leurs recherches les mèneront jusqu’à New York, puis en Nouvelle-Écosse, où ils espè­rent, comme des milliers de loyalistes fuyant les États-Unis, fonder une ville et commencer une nouvelle vie.

À TRAVERS LA DESTINÉE de ses personnages, Louise Simard dénonce subtilement cette in­dépendance oubliée et nous amène à découvrir le prix du sentiment d’appartenance. Ses héros, courageux et honnêtes, devront faire face à des situa­tions de vie qui soulèvent des questions de valeurs, cuisantes d’actualité. Comment s’affran­chir d’un esclavage sans en subir un autre… ? Quel est le prix de 1′ indépendance ? Et si les Blancs ne tenaient pas leur promesse ?

SIMARD, Louise. La Pro­messe, La route de l’exode. Éd. Libre Expression. 617 p. Elle est aussi l’auteure de la saga Thana (La fille-rivière et Les vents de l’Anse), Grand Prix littéraire Archambault.

 

 

 

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