La santé une priorité

30 janvier 1999

L’engagement du Carrefour de solidarité internationale en République dominicaine

La détérioration des conditions et de la qualité de vie de la majorité de la population dominicaine se reflète au quoti­dien dans les services d’eau potable, d’énergie, d’éduca­tion, de santé, de transport et de logement.

La croissance des bidonvilles autour des grands centres ur­bains par exemple Santo Domingo, Santiago et San Cristobal, en raison de l’ac­croissement naturel de la po­pulation est dû également à l’ appauvrissement des zones rurales. Ce qui force des mil­liers de personnes à émigrer vers ces quartiers suburbains.

Ces bidonvilles, dépourvus de services adéquats, sont des foyers de maladies de toutes sortes. On y enregistre d’ailleurs des taux élevés de mortalité infantile. Les ser­vices de santé sont, soit très éloignés, soit déficients ou encore inexistants et sont es­sentiellement curatifs. Dans ce contexte, la mise sur pied de programmes de santé in­tégrale s’avère essentiel.

Programmes d’éducation

Ces programmes font partici­per les communautés à un processus d’éducation sur la nécessité d’améliorer leur environnement (milieu ambi­ant, hygiène, service d’eau potable, service d’égouts) et qui tend à modifier des habi­tudes et coutumes afin de di­minuer les risques de mala­dies infectieuses et contagi­euses. En plus, il est impéra­tif d’instruire les communau­tés à détecter, identifier et a­gir de façon élémentaire face aux problèmes de santé de leurs voisins et d’arriver à la création de centres d’attention primaire ou spécialisé.

Notre partenaire dominicain, le Centro de planifacacion y accion ecumenica (CEPAE), conçoit la santé intégrale comme un programme issu de la communauté pour la communauté qui contribue d’une part, à la mobilisation des gens en vue de revendi­quer et organiser d’autres services de base et d’autre part, à l’amélioration des conditions de vie en général des habitants de la commu­nauté. La présence du CEPAE au sein des communautés les plus marginalisées du pays, depuis de nombreuses an­nées, et la reconnaissance par leurs pairs du travail accom­pli, ont amené la communau­té de Bellas Colinas à les approcher afin de mettre sur pied un tel programme.

L’appui financier de CSI, dont 106 000 $ proviennent du ministère des Relations internationales, 27.314 $ de l’ACDI et 33.329 $ du CSI, permettra la consolidation du Comité santé par l’augmentation du nombre de ses membres, de continuer le travail d’éducation en santé et ren­dre les services d’attention primaire en santé. Avec com­me objectif de laisser la ges­tion du programme de santé intégrale aux mains de la communauté, le CEPAE, compte étendre ce projet à l’ensemble de Bellas Colinas.

Ce projet se caractérisera également par le renforce­ment du partenariat CSI-CEPAE et par la poursuite de stages en santé communau­taire à Bellas Colinas. Un premier stage, réalisé dans le cadre du programme Québec vans frontières s’est terminé au début d’avril 1998 et sa réalisation a été couronnée de succès. En effet, pendant huit semaines, les stagiaires de Québec sans frontières ont vécu avec des agentes en san­té, ont participé aux causeries et formations.

Tout cela crée, en Estrie, une dynamique des plus intéres­santes et une synergie autour des projets de développe­ment du CSI. La sensibilisa­tion du public estrien s’en trouve hautement accrue de même que la reconnaissance de l’engagement du gouver­nement du Québec au niveau de la coopération internatio­nale.

Source : CSI vous informe Automne 98, Vol. 3, n° 3

 

 

 

Partager l'article

facebook iconfacebook icon